UX Writing : 6 bonnes pratiques illustrées en 6 landing pages

L'UX Writing, c'est un peu comme le sucre dans le lait chaud, pour reprendre l'expression chère à Coluche. Il est partout, mais on ne le voit pas. Alors on a décidé de jouer les guides d'exploration. Avec ces 6 exemples de landing pages, on décrypte les 6 bonnes pratiques d'un UX Writing de légende.

 

1. L'UX Writing reprend les codes éditoriaux de la marque.

Ce n'est pas parce que les textes sont courts qu'ils doivent faire l'impasse sur la charte éditoriale. Slack, application de messagerie instantanée dédiée aux entreprises, l'a bien compris : en un demi-feuillet, l'interface du site web mise sur le champ sémantique de la coopération et du travail d'équipe.

À lire aussi : 8 étapes pour définir votre charte éditoriale

 

2. L'UX Writing humanise la marque.

L'UX Writing, c'est une histoire d'humains qui s'adressent à d'autres humains. Voyez comme Alan personnifie son interface par l'emploi de pronoms personnels : est-ce qu'une machine dirait "nous" pour parler d'elle-même ? Nope.

 

3. L'UX Writing mêle efficacité et fantaisie.

Un peu d'humour n'a jamais fait de mal. Carbonmade en est l'illustration proverbiale : une application de portfolios qui promet gratuité, efficacité et effet aphrodisiaque, vous en connaissez beaucoup ?

 

4. L'UX Writer se met à la place de l'utilisateur.

"Prendre un utilisateur par la main" : c'est la devise de tout UX Writer. La Ruche qui dit oui en a fait un cheval de bataille, en exprimant clairement les attentes de ses clients dans le wording de sa page d'accueil (à laquelle YouLoveWords a collaboré, et oui !)

 

5. L'UX Writing simplifie ce qui est complexe.

Puisque l'UX Writer a peu de mots pour s'exprimer, il doit aller droit au but. IFTTT est par nature une application d'automatisation un peu compliquée à comprendre, mais il a bien fallu décrire en une phrase le bénéfice-client pour les utilisateurs. Que pensez-vous du résultat ?

 

6. L'UX Writing travaille avec l'UX Design pour des résultats engageants.

Quand l'UX Writing rencontre l'UX Design, ils peuvent faire de grandes choses. La preuve avec Adobe qui prouve encore une fois son statut de référence en matière de créativité.


UX Writer : mini-rédaction pour maxi-impact

L’UX Writer a le vent en poupe. L’UX quoi ? Designer ? Non, l’autre : le rédacteur UX, ou rédacteur d’interfaces. Longtemps éclipsé par le succès de son alter-ego, l’UX Writer connaît un succès qui va croissant. De Google à Netflix en passant par Facebook, l’ensemble des géants du net a ouvertement commencé à recruter ces nouvelles pépites du content marketing. Formant l’équilibre parfait du rédacteur web, du concepteur de punchlines et du fan de haïku, l’UX Writer est le nouveau chouchou des interfaces web. Coup de projecteur sur ce petit génie et ses pratiques de magicien.

 

Un bon UX Writer, qu’est-ce que c’est ?

Par définition, un bon UX Writer, c’est un concepteur qu’on ne voit pas. Il est drôle, sympa, utile, efficace, soit. Mais s’il fait bien son boulot, vous ne vous rendrez même pas compte qu’il est là. Responsable de la conception-rédaction de l’ensemble des textes publiés sur une interface web, il donne vie et voix aux marques présentes sur internet. Des messages d’erreurs aux notifications push en passant par les call-to-actions, les menus déroulants et les flows, l’UX Writer vous guide discrètement tout au long de votre expérience-utilisateur.

« Bad writing slow things down. Good writing speed them up. » Ken Roman

En quoi l’UX Writer est-il différent d’un concepteur-rédacteur web « classique » ? Son travail est centré sur le « flow », c’est à dire qu’il est essentiellement voué à générer une action de la part de l’utilisateur. Il ne s’agit pas de convaincre, d’informer ou de séduire : il faut pousser à l’action.

À lire aussi : UX Writing : Six Landing Pages pour 6 bonnes pratiques

 

UX Writer, UX Designer : un couple réuni sous le signe du Wireframe

Adobe en a fait l’une des ses « Top Trends » pour 2018. La popularité de "l’expérience-utilisateur centrée sur le contenu » est largement influencée par le minimalisme et le flat design qui ont pris d’assault la conception de nos apps, de nos sites web et nos interfaces conversationnelles. Privé de distractions visuelles et d’animations en tout genre, l’utilisateur a tout le temps de se consacrer au contenu. Et ses exigences sont assez claires : il veut que ce soit utile, amusant et personnalisé. Rien que ça.

« Content and design are two sides of the same coins. Don’t separate them. They’re both what the user needs immediately, and the two elements work together to give that to the user. » Anjana Menon, Content Designer chez PayPal.

Dans ces conditions, UX designer et UX writer doivent travailler ensemble. C’est tout l’intérêt des wireframes, ces sortes de storyboard de l’expérience-utilisateur qui servent de support au développement d’une app ou d’un site web. L’utilisation de wireframes permet aux designers et aux rédacteurs de travailler sur un support commun qui, ressemblant au résultat final recherché, en impose déjà les limitations. Il est plus facile d’ajuster le nombre de call-to-actions, la taille des menus ou le wording d’une accroche en phase de wireframing que sur une version online.

« Bringing writers in at the end of the creative process is like trying to put the toothpaste back into the tube.» John Steinbeck

 

UX Writing : trois bonnes pratiques inspirées par Google

Un bon UX Writing est :

1. Clair. Il remplace le jargon technique par des verbes simples qui replacent l’action dans le contexte de l’utilisateur.

2. Concis. En travaillant de paire avec le designer, l’UX writer conçoit un texte court, qui va droit au but, pour faire gagner du temps à l’utilisateur et simplifier son parcours sur l’interface.

3. Utile. Les mots utilisés doivent guider l’utilisateur jusqu’à sa prochaine action.

« Words and pictures are yin and yang. Married, they produce a progeny more interesting than either parent.» Dr. Seuss


Facebook : cachez cette Page que je ne saurais voir !

La nouvelle flottait dans l’air depuis quelques mois. Faisant frémir les directions marketing et les Community managers, elle faisait l’objet des plus folles rumeurs. Mais ça y est, Saint-Zuckerberg a parlé, et nous savons désormais ce qu’il va advenir des Pages Facebook des marques. Reach en berne, nouvelles options : focus sur l’ update du News Feed de Facebook.

 

Pourquoi le News Feed de Facebook change-t-il (encore) ?

Un mot : modération. Pris dans la tempête de l’après-élections américaines, Facebook a été accusé d’avoir facilité la diffusion de contenus de propagande, les fameuses Fake News. D’autres faits divers sont venus entacher la réputation du réseau, notamment sur le Live. On a beaucoup reproché à Facebook de ne pas lutter assez efficacement contre les contenus problématiques, comme les appels à la haine, l'apologie du terrorisme ou les fausses informations.

Après avoir embauché des modérateurs et avoir établi des partenariats avec des grands groupes de presse, Facebook passe à la vitesse supérieure. La part du lion du News Feed sera donc accordée aux publications de notre famille, de nos amis : bref, de notre cercle proche.

Une position que Facebook justifie par un retour aux sources de sa mission véritable : « Facebook a été créé pour rapprocher les individus et créer des liens entre eux. Une des façons pour le faire est de mettre les abonnés en relation avec des posts publiés par leurs amis et leurs familles dans le News Feed. »

 

Ce qui va changer pour les marques qui ont une Page Facebook ?

1. Priorité aux Posts des proches.

Les posts des Pages de marque ne seront pas relégués dans un News Feed alternatif, mais la priorité sera accordée aux posts de nos proches. Tout n'est pas perdu, mais il faudra être malin.

2. Priorité à l'interaction.

Les posts qui suscitent des commentaires, des interactions, des partages seront largement plébiscités par le nouveau News Feed. Les autres verront leur reach s'effondrer. Démarrez des conversations, allumez l'envie de débattre, placez-vous au centre de la conservation.

3. Priorité à Facebook Live.

Facebook l'a rappelé : les vidéos Live suscitent 6 fois plus d'engagement que les vidéos classiques. Elles sont promptes à générer des interactions, des commentaires, des likes. Utilisez les Facebook Live de façon maline, avec une ligne éditoriale sympa et originale.

À lire aussi : Comment éditorialiser une vidéo Facebook Live

4. Priorité à la géolocalisation.

Les marques locales qui interagiront avec leur communauté en créant des événements et des groupes d'intérêt seront favorisées. Encore une fois, le contenu pertinent pour les abonnés sera valorisé.

5. Priorité à la fidélisation.

Grâce à l'option "See First" des préférences du NewsFeed, l'utilisateur pourra choisir les Pages et les personnes dont il recevra l'information en tête du News Feed. Une nouvelle bagarre s'engage, après celle de l'activation des notifications.

 

Le nouveau News Feed devrait entrer en vigueur au cours de prochaines semaines. On en saura alors plus sur les réelles conséquences du changement d'algorithmes. On pourra surtout établir de nouvelles stratégies de growth-hacking pour diffuser du contenu toujours plus pertinent et engageant. Qui est partant ?


Community Management : 10 outils gratuits pour booster la diffusion de vos contenus

Le Community Management, ce n'est pas toujours une partie de plaisir. Il faut réagir aux actualités, divertir la communauté, débusquer de nouveaux formats, et tenir à distance les trolls... Alors, un petit coup de main est toujours bon à prendre, non ? C'est en pensant à tous les Community Managers de France et de Navarre que nous avons listé les 10 outils gratuits qui vont vous faire gagner du temps et de l'argent.

 

SocialPilot : L’outil permet de planifier des bulks (édition massive de posts Social Media) de 1 000 posts (là où HootSuite ne permet que des bulks de 350 posts pour le tarif de base). Gratuit en version trial pour 14 jours.

CrowdFire : Automatisez votre veille et repérez vos followers les plus engagés pour développer avec eux une relation de qualité.

Zapier : Créez des actions automatiques entre LinkedIn, Facebook, Twitter et des applications comme Google Docs, Hubspot ou des flux RSS. Un outil qui facilitera vos actions de publication mais également votre reporting.

Hootsuite : Est-il encore besoin de le présenter ? On l’utilise souvent pour planifier les publications. Mais je le trouve particulièrement utile pour simplifier ma veille sur les mots-clés et les comptes qui m’intéressent.

SocialOomph : Un outil alternatif à HootSuite qui génère également des recommandations de comptes avec lesquels interagir dans votre écosystème.

Buffer : Vous n’avez pas envie de vous compliquer la vie avec des histoires d’heures de publication ? Buffer le fait pour vous. Vous entrez tous les posts que vous souhaitez publier, et l’application les met en ligne quand votre audience est disponible.

MavSocial : la solution d’automatisation parfaite si vous souhaitez miser sur le live : c’est la seule plateforme à prendre en charge cette fonctionnalité.

MeetEdgar : L’application prend en charge le partage automatique et régulier du contenu « froid », sans que vous n’ayez rien à faire. Elle est pas belle, la vie ?

Raven : Compilez sur un même dashboard l’ensemble de vos analytics Social Media, SEO et même PPC pour une vision à 360° de vos activités de marketing digital.

Quora : Vous êtes à la recherche de nouveaux trucs et astuces pour growth-hacker vos réseaux sociaux ? Allez faire un tour sur Quora : la communauté aura forcément des bons tuyaux pour vous, à condition que vous parliez anglais.


Secteur pharmaceutique : le Content Marketing est-il bon pour la santé ?

Le marketing pharmaceutique, cet univers impitoyable... Pour promouvoir et fidéliser leurs clients, les entreprises de la santé doivent s'adapter à une réglementation très stricte. En France, depuis 2013, le Code de la Santé Publique leur interdit de communiquer directement avec le consommateur final. Pour s'imposer dans un secteur hyper-concurrentiel, beaucoup font donc le choix du content marketing. Avec raison ?

 

Réinventer les stratégies marketing pour le secteur de la santé

Pour les entreprises du secteur pharmaceutique, rien ne va plus. Une étude de CMI/Compas publiée en 2017 témoigne d'un changement des habitudes des praticiens. Les médecins généralistes sont de plus en plus enclins à refuser de rencontrer les représentants de commerce des laboratoires en face à face. 48% d'entre eux déclarent limiter ce type de rendez-vous. De fait, 53% des relations marketing établies par des laboratoires avec des médecins se créent sans l'intervention d'un vendeur. Ces évolutions sont le signe d'une tendance globale : les professionnels de la santé souhaitent désormais recevoir des informations plus ciblées et plus personnalisées, correspondant à leurs besoins réels.

Côté entreprises pharmaceutiques, le changement s'opère lentement. En 2015, aux États-Unis, moins de 3% des dépenses nationales en stratégie de Search Engine Marketing (SEM) provenait du secteur de la pharmacie et de la santé, alors que les investissements publics dans le domaine médical représentait plus de 17% du PIB. Seuls 58% des marketers de la santé possèdent un blog, contre 74% des marketers des autres domaines économiques. Preuve que le content marketing peut aider les marques à développer un potentiel inexploité.

 

À lire aussi : Comment créer de la valeur avec le content marketing

 

Faire appel au potentiel du content marketing

Face au dilemme représenté par les restrictions règlementaires d'un côté, et les changements d'habitude des professions médicales de l'autre, les plus grands groupes du secteur investissent dans le contenu. Depuis 2012, Pzifer a ainsi complètement abandonné les publicités à la télévision, pour mieux reporter ses budgets sur une plateforme brandée appelée GetOld.com. La marque y décline une ligne éditoriale dédiée au bien-être et au mieux-vivre. Au programme : des interviews faisant la promotion d'un mode de vie équilibré, des articles vantant les mérites du jardinage sur la santé, et des astuces pour rester en forme plus longtemps.

En 2017, Pzifer a poursuivi ses efforts avec la campagne "Dear Scientists" en partenariat avec le Boston Globe. Des patients ou des personnes affectées par la maladie d'un proche échangent avec l'équipe médicale en charge de trouver un traitement. Pour la marque, "c'est une façon d'humaniser les chercheurs qui travaillent dans l'ombre sur des recherches qui prennent souvent plusieurs années." Les formats digitaux mêlent photos, vidéos et textes.

 

Éduquer le consommateur final, offrir de l'information aux malades et aux praticiens pour améliorer la prise en charge, anticiper les changements des pratiques médicales : autant de possibilités offertes par le content marketing aux entreprises du secteur pharmaceutiques.

 

 


Communication interne : cinq formats à essayer

De plus en plus de marques emploient les stratégies de contenus pour développer leurs marques employeurs. Aujourd'hui, on communique avec ses équipes comme avec ses clients : pour engager, pour informer, pour divertir. Finie, la feuille d'information mensuelle photocopiée recto-verso et distribuée dans les boîtes aux lettres. Dépassé, le guide de l'employé imprimé remis à l'arrivée des collaborateurs. À présent, on fait appel à des contenus créatifs et interactifs. YouLoveWords a donc sélectionné les cinq formats de communication interne à essayer.

 

1. Le COOC

Premier format de communication interne à faire son entrée triomphante dans les entreprises, le COOC dérive du concept de MOOC. Ces cours dispensés en ligne permettent former les collaborateurs en étalant les enseignements sur plusieurs semaines. Des supports écrits complètent des contenus vidéos pédagogiques. Enfin, un quizz vient conclure la formation, aboutissant à une certification.

Le format est de plus en plus populaire. Depuis septembre 2015, la MAIF utilise les COOC dans le cadre de son « Académie Digitale », l’organisme de formation interne, pour développer les compétences de ses collaborateurs en matière de culture digitale ou de médias sociaux.

 

2. Le magazine d’entreprise

Version actualisée du journal interne, le magazine d’entreprise fait souffler un vent de fraîcheur sur une méthode ancienne mais qui a fait ses preuves. Il se démarque par son approche éditorialisée et des maquettes créatives dignes de la presse classique. Ce format de communication interne est parfait pour faire circuler l’information, renforcer le sentiment d’appartenance et cultiver la solidarité entre salariés.

Depuis 2016, YouLoveWords collabore à la création de contenus pour la revue « Forum » du Groupe La Poste. Distribué aux 260 000 collaborateurs du Groupe, qu’il soient facteurs, chargés de clientèle ou directeurs, ce magazine joue un rôle fédérateur et émulateur. Un rôle essentiel pour accompagner le changement organisationnel d’une entreprise en pleine réinvention.

 

3. L’application mobile

Si vous pensiez que le monde de la communication interne pouvait échapper aux apps mobiles, détrompez-vous. Une app dédiée est particulièrement intéressante pour les entreprises où il existe des collaborateurs déconnectés. Ces employés sans adresse mail brandée et sans accès à l’intranet peuvent rester en contact avec l’actualité de leur entreprise, de façon rapide et interactive. Le petit bonus ? Les équipes de communication peuvent mesurer les taux d’engagement des collaborateurs sur les contenus.

La Société Générale s’est totalement approprié ce nouveau format, au point de lancer son propre « App Store » début 2015. Les 148 000 collaborateurs du groupe bancaire ont ainsi accès à plusieurs applications métiers : réseau social d’entreprise, annuaire ou encore accès à un MOOC.

 

4. La newsletter en rich content

Quelle entreprise n'a pas sa newsletter interne ? Média de choix pour communiquer à ses collaborateurs les news et autres bonnes nouvelles, elle se réinvente aussi à l'aulne de l'interactivité. Pour améliorer les taux d'ouverture et de conversion, beaucoup de marques ont choisi de dire "au-revoir" au traditionnel bloc de texte pour des formats rich-media. Au programme, interviews vidéos, snack contents ou infographies intégrées en html pour des communications plus immersives.

La newsletter rich media est l'un des formats utilisés par LVMH pour développer sa marque employeur auprès des 25 000 collaborateurs du groupe. Selon les publics-cibles, elle intègre des textes courts, des iconographies ou des vidéos, sur des supports développés en responsive design et intégrés en html.

 

5. La web-série

Qui a dit que la web-série devait être réservée aux Youtubeurs à la mode ? Si la vidéo est un format à la mode en communication externe, elle est aussi redoutablement efficace pour engager les employés en interne. Des marques comme Heineken ou Sodexo utilisent ce support pour valoriser leurs collaborateurs ainsi que leurs rôles au sein de l'entreprise. Une web-série permet également de communiquer des informations facilement assimilables, qu'il s'agisse d'actualités produits ou de sujets RH.

Microsoft a été l'une des premières marques à investir ce territoire d'expression en 2013. L'entreprise a lancé la série "MDR" qui mettait en scène trois personnages récurrents, façon Pieds Nickelés, écumant le campus d'Issy-les-Moulineaux. Mêlant storytelling et informations corporatif, ce format a séduit : chaque épisode était vu par plus de 60% des collaborateurs de Microsoft en France.

Snack-content, créativité, interactivité : les bonnes recettes d'une stratégie de contenu serviront d'inspiration aux communicants internes à la recherche d'engagement et de fidélisation à la marque employeur.


Le Social Media Advertising, Mon Boss et Moi

Le Social Media Advertising, comprenez la pub sur les réseaux sociaux, est la nouvelle marotte des spécialistes du marketing. Les investissements sont en hausse, même si les interrogations subsistent, à tort ou à raison, sur l’efficacité de ces stratégies payantes.

Depuis quelques mois, les Cassandre nous prédisent la mort imminente du référencement organique des marques sur Facebook. Pour de nombreuses directions marketing, ce changement est vécu avec inquiétude. Demain, l’accès aux communautés sera-t-elle conditionnelle au paiement d’un droit d’accès ? C’est donc dans un profond état de perplexité que nous retrouvons Lucie, directrice marketing d’une marque B2B. Elle a demandé à Alice, sa spécialiste Social Media de la conseiller sur la meilleure stratégie à adopter.

 

Le Social Media Advertising, parlons-en

Lucie, responsable marketing d’une marque B2B : Hello Alice, merci d’avoir pris le temps pour notre rencontre, je sais que tu es pas mal occupée en ce moment. Mais j’aimerai que tu m’aides à y voir plus clair sur cette histoire de pubs sur les réseaux sociaux.

Alice, spécialiste Social Media : Mais avec plaisir ! Dis-moi comment je peux t’aider.

- Et bien voilà. Tu sais mieux que moi que nous avons fournir beaucoup d’efforts pendant la dernière année pour développer nos communautés sur Facebook, Twitter, Instagram et LinkedIn.

- Oui, c'est vrai que nous avons beaucoup fait évoluer nos stratégies de Social Media Optimization. Il faut dire que tous les contenus natives produits ces derniers mois, notamment les vidéos, ont été bien accueillis par nos followers.

- Je suis d’accord avec toi, mais une chose m’inquiète. Non, en fait, deux choses : la première, nos taux d’interactions sont bons mais notre taux de conversion en leads est faible. La seconde, je crains qu’avec la modification des algorithmes des réseaux, nos publications n’apparaissent plus dans les feeds de nos abonnés et que nous perdions en traction sur ces canaux. Qu’en penses-tu ?

- Je me suis faite les mêmes réflexions que toi. Depuis janvier 2017, les taux d'engagement ont baissé de 20% sur Facebook : c'est valable pour l'ensemble des Pages de marques. La nôtre n'y échappe pas.

- Je me demandais donc s’il ne serait pas temps d’investir dans le SMA.

- Ce serait logique. D’abord, parce que cela augmenterait significativement notre ROI en améliorant notre taux de conversion. Sur Twitter, recourir à des Promoted Tweet augmente de 29% le chiffre d’affaire d’une campagne. D’autre part, cela nous permettrait de cibler plus précisément notre audience : ça pourrait bien compléter la stratégie Google AdWords.

- Donc selon toi, on devrait investir dans de la pub sur Twitter ?

- En fait, je conseillerais plutôt LinkedIn.

- LinkedIn ? C’est drôle, j’aurai cru qu’à choisir, tu aurais plutôt choisi Facebook.

- C’est vrai qu’entre Facebook et Twitter, j’aurai conseillé le premier. C’est une vraie machine à leads ! Mais dans le cas qui nous occupe, à savoir s’adresser à des cibles B2B, LinkedIn est définitivement le choix que je ferais.

- Pourquoi ?

- Parce que si on se fie à nos personas, c’est sur ce réseau que se trouvent nos cibles. C’est également le réseau qui enregistre le meilleur taux de conversion des clientèles B2B : on parle quand même d’un chiffre de 82% ! Et puis, LinkedIn n’est pas saturé comme Facebook peut l’être. Il n’y a que 18% des équipes marketing B2B qui utilisent les pubs LinkedIn, quand elles sont 75% à utiliser les pubs Facebook.

- Ok, et tu penses que ce serait une bonne idée ?

- Clairement. Les études estiment le ROI des publicités sur LinkedIn à 38%. Mais l’avantage du SMA réside surtout dans son agilité. On verra très rapidement quels résultats on obtient, et on pourra ajuster notre stratégie en fonction. De plus, notre Content Room va nous permettre de créer du contenu utile pour soutenir nos investissements en pub, notamment notre dernier livre blanc. On pourra s'en servir comme offre d'appel.

- Parfait…. Peux-tu me faire un plan d’action pour mercredi prochain ? J’aimerais qu’on avance rapidement sur le sujet.

- Bien sûr, je m’en occupe !

- Merci, Alice : nos discussions sont toujours aussi efficaces, j’adore ça !

- Mais je t’en prie, Lucie !

Source des statistiques utilisées : https://blog.hootsuite.com/social-media-advertising/


À quoi sert un audit de contenus ?

C'est une étape incontournable dans toute stratégie de content marketing. L'audit de contenus précède les recommandations, la charte éditoriale et bien évidemment, les contenus. Mais à quoi sert-il réellement ? Eléments de réponse avec Audrey Petit-Trigg, Content Strategist chez YouLoveWords.

 

Hello Audrey ! Un audit de contenus, à quoi ça sert ?

Audrey Petit-Trigg : Hello ! « Audit de contenus » : l’expression est impressionnante, non ? Alors qu’en fait, c’est assez simple. C’est la première chose à faire quand on veut développer ou améliorer sa stratégie de content marketing. Un audit sert à valider l’efficacité des contenus en fonction des objectifs de la marque.

Nos clients veulent savoir où ils se situent en terme de notoriété, de conversion ou de fidélisation de leurs cibles. L’audit vient répondre à cette question : « mes contenus me permettent-ils vraiment d’atteindre mon but marketing ? » Au terme du processus, on sait ce qui fonctionne bien, et ce qui reste à améliorer.

 

En quoi consiste un audit de contenus ?

Audrey : Pour réaliser un audit de contenus, je commence par consulter l’ensemble des canaux de diffusion qui font partie du scope de la mission. Il peut s’agir du site institutionnel, du blog, du magazine ou encore des réseaux sociaux de la marque.

Je fais l’analyse des contenus publiés en fonction de différents critères, selon les plateformes. Pour un article de blog, je vais par exemple m’assurer qu’il répond aux bonnes pratiques SEO. Parmi les points de contrôle, on retrouve l’optimisation de la mise en forme du contenu, le choix des mots-clés et le ranking de la page sur les moteurs de recherche. Je vais également vérifier le rubriquage, la plume rédactionnelle et le ton qui est employé pour s’adresser au lecteur. Plus largement, je vérifie si les contenus racontent une histoire qui donne envie d’en savoir plus. Ai-je envie de cliquer sur les liens ? Suis-je incitée à approfondir ma relation avec la marque, via un call-to-action ?

Je procède de la même façon pour auditer les contenus des marques concurrentes. Cette étape me permet d’identifier les bonnes pratiques en vigueur dans l’écosystème sectoriel de notre client.

 

Est-ce qu’il y a une conclusion qui revient fréquemment dans tes audits de contenus ?

Audrey : Souvent, on découvre des contenus qui ne correspondent pas à ce que le client essaie de dire. C’est dommage quand on constate qu’il y a une belle mission et des belles valeurs à raconter, mais que le message est brouillé. On fait alors des recommandations pour améliorer l’efficacité des contenus.

 

Après l'audit, on passe à l’étape de la charte éditoriale, c’est ça ?

Audrey : Tout à fait. On va se servir des apprentissages de l’audit pour proposer des pistes de création et de diffusion. Et là, c’est le moment d’être créatif !


Content marketing et IT, quelles bonnes pratiques ?

Le monde de la technologie de l’information, plus communément appelé IT, est au cœur des problématiques d’optimisation et d’amélioration des processus en entreprise. Son cœur de métier étant l’innovation, toute entreprise secteur a besoin de contenus de pointe si elle souhaite se positionner en tant que référent, orienter ses clients vers les solutions adaptées mais aussi les fidéliser. YouLoveWords vous explique les meilleures pratiques de content marketing pour le secteur de l’IT.

 

Le funnel ou entonnoir de conversion peut être très long quand il s’agit du choix d’une solution IT. Parce qu’un prospect aura souvent besoin de plusieurs mois pour passer de la prise d’information à la prise de décision, il est capital d’optimiser son parcours afin de garantir l’acte d’achat.

Acquisition

Première étape avant de convertir, l’acquisition. Votre objectif sera ici d’augmenter la visibilité à la marque grâce au référencement, à l’aide de contenus de qualité publiés sur votre blog et relayés via une newsletter par exemple.

Alors que le référencement payant aide à être référencé face à la concurrence pour des termes très génériques (ex : logiciel paie), le référencement naturel, ou gratuit, vous permet de vous démarquer et de vous positionner sur des mots clés plus spécifiques. Ces mots clefs dits de longue traine, correspondant précisément à vos offres, vous permettent de mieux cibler vos prospects (ex : logiciel paie secteur public). Cet engagement sur la durée limite les investissements mensuels dans le SEA (Search Engine Advertising) et fera ainsi baisser votre CAC (Customer Acquisition Cost).

Et pourtant… Seules 33 % des entreprises en B2B disposent d’un blog, alorsque ce support demeure un solide générateur de leads qualifié, indissociable de la promotion sur les réseaux sociaux. La preuve par l’exemple ? Allez voir du côté de chez SAGE !

Enfin, ne laissez évidemment pas de côté les réseaux sociaux. Les prospects auront tendance à s’orienter vers leur réseau afin de chercher une solution informatique adaptée à leur besoin. Parce que la diffusion du contenu est au moins aussi importante que la qualité de sa conception, son partage sur LinkedIn et Twitter, deux réseaux très populaires dans l’IT, est l’action minimale. À vous de voir par la suite si vous voulez sponsoriser votre contenu, le publier sur LinkedIn Pulse ou encore partir à la recherche de partenariats avec la presse spécialisée !

Conversion

C’est le moment de rentrer dans le cœur du sujet ! Offrez à vos cibles des contenus spécifiques à leurs attentes afin de nouer l’indispensable prise de contact qui vous permettra de transformer vos prospects en leads.

Pour cela, misez sur le conseil ! Livres blancs et contenus experts constituent deux excellents moyens de récupérer des leads qualifiés et de répondre à leurs besoins. Besoin de conseils pour la rédaction et le maquettage de votre livre blanc ? Pour permettre à votre audience de les télécharger tout en pouvant les identifier, faites confiance à l’inévitable formulaire. Veillez toutefois à éviter que l’ensemble de vos contenus premium ne soient accessibles que par formulaire, cela pourrait bien lasser vos prospects et se révéler contreproductif !

Les landing pages sont aussi très répandues dans l’IT. Et pour cause ! Elles permettent une multitude de redirections qui vous aideront à vous positionner sur les recherches les plus populaires ou spécifiques de vos prospects en fonction de leurs besoins. La preuve par l’exemple ? Allons voir du côté de la Cegid de Jean-Michel Aulas…

Enfin, ne négligez pas non plus des contenus attractifs tels que les infographies ou encore les vidéos en motion design, qui permettent de faire la pédagogie d’une solution ou d’en promouvoir les atouts… tout en ludifiant l’expérience ! Les bonnes pratiques sont à chercher chez Salesforce, dont la page dédiée aux industries de la communication fourmille de contenus dédiés et de CTA (Call To Action) bien visibles.

Et après…

Vos prospects sont devenus vos clients… mais vos concurrents ne l’entendent sans doute pas de cette oreille ! Selon le cabinet Deloitte, une société qui investit dans la fidélisation est 60% plus rentable que ses concurrents, alors qu’attendez-vous ? Newsletters, offres spéciales, rencontres, évènements, tous les moyens sont bons pour valoriser vos clients et mieux faire connaitre l’étendue de votre offre et de votre savoir-faire !

Pour tirer les derniers fruits de votre stratégie gagnante de content marketing, gagnez en visibilité grâce aux recommandations de vos clients, ou tout simplement des backlinks renvoyant vers votre blog ! Pensez également à organiser des concours afin d’engager vos partenaires et les encourager à travailler main dans la main avec vous.

* * * * *

En conclusion, votre stratégie de content marketing dans le secteur de l’IT se doit d’être minutieuse. Afin de gagner le cœur de vos cibles, souvent peu matures, il vous faudra faire montre de patience, de pédagogie et d’accompagnement tout au long du processus de décision.

Vous êtes éditeur de solutions IT ou revendeur de logiciels ? Contactez-nous pour discuter de votre stratégie de content marketing !


Comment bien scénariser son chatbot ?

Après avoir fait couler beaucoup d’encre en 2016, les chatbots, ou agents conversationnels, continueront d’être au cœur de la révolution digitale cette année. Mais afin de bénéficier de l’ensemble des avantages de ce nouvel outil et ainsi renouer avec vos cibles, mieux vaut être au clair sur certaines questions… Comment scénariser son chatbot ? Quels contenus y intégrer ?

La scénarisation des chatbots concentre aujourd’hui l’essentiel des reproches qui fusent côté utilisateur. Conversations très décousues ou ne répondant pas aux requêtes de l’utilisateur, style linguistique limité, effet gadget… Nombreux sont les pièges à éviter lorsque l’on crée un chatbot.

Lorsque nous l'avons interrogé, Laurent Couraudon nous a confié que si la scénarisation d’un chatbot se fait souvent par un concepteur-rédacteur, un nombre croissant de scénaristes de films ou séries se prêtent au jeu pour les bots les plus narratifs. Il est également recommandé de permettre au concepteur-rédacteur de scénariser le chatbot en binôme avec l’ergonome du projet. Une équipe qui aura à cœur de bien prendre en compte les 4 points essentiels de la scénarisation d’un chatbot !

 

1. Respecter la charte de langage et relationnelle de votre entreprise

En amont de sa conception, le chatbot doit véhiculer vos valeurs et éléments identitaires. Il vous faudra donc vous poser les trois questions suivantes :

  • Quelle est la charte de langage ou encore le wording qu’il doit utiliser (codes, expressions…) ? Une question qui renvoie à la qualité de l’information donnée et des messages délivrés par la marque.
  • Quelle tonalité doit-il adopter : va-t-il vouvoyer, tutoyer l’utilisateur ? Faire preuve de connivence, ou au contraire rester strictement professionnel ? Une interrogation qui, cette fois-ci, est liée à l’identité relationnelle de la marque.
  • Va-t-il être incarné par un personnage (homme, femme, animal…) ou être simplement votre plateforme de marque, en assurant notamment la continuité de votre charte graphique ?

 

2. Ne pas hésiter à renvoyer vers un humain

Il n’y a pas de mal à reconnaître les limites d’un chatbot. C’est d’ailleurs ce qui fera tout son charme ! Le plupart des chatbots ont encore besoin d’être entraînés (éduqués) par un humain afin de générer un niveau d’engagement optimal.

En addition à un bon scénario, il faut rester conscient que tous les problèmes qu’un bot ne pourra pas résoudre doivent mener à une personne qualifiée qui y répondra. Pour ce faire, il faut créer les scénarios principaux et utiliser toutes les nouvelles données acquises pour renforcer la connaissance de votre chatbot.

 

3. Privilégier l’arbre de décision

L’utilisation d’arbres de décision est une étape clé pour planifier chaque interaction du robot avec l’utilisateur. Chaque arbre de décision est en réalité une « story », un scénario avec des étapes, des actions à mener, des décisions à prendre et un contexte.

Travailler son bot et créer sa ligne conversationnelle par arbres de décisions est la solution la plus simple. En effet, contrairement à Siri, l’étendue des sujets que vous avez l’intention d’aborder n’est pas infinie. À moins que vous ayez des millions d’euros à investir dans votre agent conversationnel et que son but soit de répondre au sens de la vie, de l’univers et de tout le reste. Auquel cas nous savons déjà que la réponse est 42.

 

4. Intégrer des contenus et formats engageants

Le chatbot peut intégrer des images, des boutons, des vidéos, de la voix, des GIFs… les formats innovants ou créatifs ont l’avantage de rendre le chatbot moins monotone et plus engageant, dynamique.

Le robot conversationnel de Digitik créé par MFGLabs, partage ainsi des GIFs qui permettent d’égayer le fil conversationnel.

Le chatbot de Meetic, lui, permet de trouver l’âme-sœur avec des émoticônes sympathiques.

Via la plateforme KIK, le chatbot de Sephora permet pour sa part aux utilisatrices d’apprendre à se maquiller et choisir les bons produits en leur partageant des vidéos spécialement choisies pour elles.

Et ce n’est qu’un début ! Aujourd’hui, le partage de contenus créatifs dans le fil de discussion du chatbot est encore largement sous-exploité. Si vous hésitez dans le choix de formats ou de contenus, n’hésitez pas à nous contacter !