UX Writing : 6 bonnes pratiques illustrées en 6 landing pages

L'UX Writing, c'est un peu comme le sucre dans le lait chaud, pour reprendre l'expression chère à Coluche. Il est partout, mais on ne le voit pas. Alors on a décidé de jouer les guides d'exploration. Avec ces 6 exemples de landing pages, on décrypte les 6 bonnes pratiques d'un UX Writing de légende.

 

1. L'UX Writing reprend les codes éditoriaux de la marque.

Ce n'est pas parce que les textes sont courts qu'ils doivent faire l'impasse sur la charte éditoriale. Slack, application de messagerie instantanée dédiée aux entreprises, l'a bien compris : en un demi-feuillet, l'interface du site web mise sur le champ sémantique de la coopération et du travail d'équipe.

À lire aussi : 8 étapes pour définir votre charte éditoriale

 

2. L'UX Writing humanise la marque.

L'UX Writing, c'est une histoire d'humains qui s'adressent à d'autres humains. Voyez comme Alan personnifie son interface par l'emploi de pronoms personnels : est-ce qu'une machine dirait "nous" pour parler d'elle-même ? Nope.

 

3. L'UX Writing mêle efficacité et fantaisie.

Un peu d'humour n'a jamais fait de mal. Carbonmade en est l'illustration proverbiale : une application de portfolios qui promet gratuité, efficacité et effet aphrodisiaque, vous en connaissez beaucoup ?

 

4. L'UX Writer se met à la place de l'utilisateur.

"Prendre un utilisateur par la main" : c'est la devise de tout UX Writer. La Ruche qui dit oui en a fait un cheval de bataille, en exprimant clairement les attentes de ses clients dans le wording de sa page d'accueil (à laquelle YouLoveWords a collaboré, et oui !)

 

5. L'UX Writing simplifie ce qui est complexe.

Puisque l'UX Writer a peu de mots pour s'exprimer, il doit aller droit au but. IFTTT est par nature une application d'automatisation un peu compliquée à comprendre, mais il a bien fallu décrire en une phrase le bénéfice-client pour les utilisateurs. Que pensez-vous du résultat ?

 

6. L'UX Writing travaille avec l'UX Design pour des résultats engageants.

Quand l'UX Writing rencontre l'UX Design, ils peuvent faire de grandes choses. La preuve avec Adobe qui prouve encore une fois son statut de référence en matière de créativité.


UX Writer : mini-rédaction pour maxi-impact

L’UX Writer a le vent en poupe. L’UX quoi ? Designer ? Non, l’autre : le rédacteur UX, ou rédacteur d’interfaces. Longtemps éclipsé par le succès de son alter-ego, l’UX Writer connaît un succès qui va croissant. De Google à Netflix en passant par Facebook, l’ensemble des géants du net a ouvertement commencé à recruter ces nouvelles pépites du content marketing. Formant l’équilibre parfait du rédacteur web, du concepteur de punchlines et du fan de haïku, l’UX Writer est le nouveau chouchou des interfaces web. Coup de projecteur sur ce petit génie et ses pratiques de magicien.

 

Un bon UX Writer, qu’est-ce que c’est ?

Par définition, un bon UX Writer, c’est un concepteur qu’on ne voit pas. Il est drôle, sympa, utile, efficace, soit. Mais s’il fait bien son boulot, vous ne vous rendrez même pas compte qu’il est là. Responsable de la conception-rédaction de l’ensemble des textes publiés sur une interface web, il donne vie et voix aux marques présentes sur internet. Des messages d’erreurs aux notifications push en passant par les call-to-actions, les menus déroulants et les flows, l’UX Writer vous guide discrètement tout au long de votre expérience-utilisateur.

« Bad writing slow things down. Good writing speed them up. » Ken Roman

En quoi l’UX Writer est-il différent d’un concepteur-rédacteur web « classique » ? Son travail est centré sur le « flow », c’est à dire qu’il est essentiellement voué à générer une action de la part de l’utilisateur. Il ne s’agit pas de convaincre, d’informer ou de séduire : il faut pousser à l’action.

À lire aussiUX Writing : Six Landing Pages pour 6 bonnes pratiques

 

UX Writer, UX Designer : un couple réuni sous le signe du Wireframe

Adobe en a fait l’une des ses « Top Trends » pour 2018. La popularité de "l’expérience-utilisateur centrée sur le contenu » est largement influencée par le minimalisme et le flat design qui ont pris d’assault la conception de nos apps, de nos sites web et nos interfaces conversationnelles. Privé de distractions visuelles et d’animations en tout genre, l’utilisateur a tout le temps de se consacrer au contenu. Et ses exigences sont assez claires : il veut que ce soit utile, amusant et personnalisé. Rien que ça.

« Content and design are two sides of the same coins. Don’t separate them. They’re both what the user needs immediately, and the two elements work together to give that to the user. » Anjana Menon, Content Designer chez PayPal.

Dans ces conditions, UX designer et UX writer doivent travailler ensemble. C’est tout l’intérêt des wireframes, ces sortes de storyboard de l’expérience-utilisateur qui servent de support au développement d’une app ou d’un site web. L’utilisation de wireframes permet aux designers et aux rédacteurs de travailler sur un support commun qui, ressemblant au résultat final recherché, en impose déjà les limitations. Il est plus facile d’ajuster le nombre de call-to-actions, la taille des menus ou le wording d’une accroche en phase de wireframing que sur une version online.

« Bringing writers in at the end of the creative process is like trying to put the toothpaste back into the tube.» John Steinbeck

 

UX Writing : trois bonnes pratiques inspirées par Google

Un bon UX Writing est :

 1. Clair. Il remplace le jargon technique par des verbes simples qui replacent l’action dans le contexte de l’utilisateur.

 2. Concis. En travaillant de paire avec le designer, l’UX writer conçoit un texte court, qui va droit au but, pour faire gagner du temps à l’utilisateur et simplifier son parcours sur l’interface.

 3. Utile. Les mots utilisés doivent guider l’utilisateur jusqu’à sa prochaine action.

« Words and pictures are yin and yang. Married, they produce a progeny more interesting than either parent.» Dr. Seuss