Rédaction SEO : Comment écrire un article (vraiment) performant
C’est quoi la rédaction SEO ?
La rédaction SEO désigne l'écriture d'un article (souvent appelé "article SEO") ou page web ayant pour objectif d'apparaître en haut des résultats de moteurs de recherches (Google, Bing, …) pour une requête utilisateur (ou mot clé) donnée.
Introduction
Le SEO est un jeu dont personne ne connaît vraiment les règles (et elles changent régulièrement), où vous êtes en compétition avec tout internaute intéressé de près ou de loin à vos sujets, et où tout le monde se bat pour les mêmes 10 places au soleil.
Plus d’une centaine de sites sont créés chaque seconde. Google compte plusieurs dizaines de milliards de pages dans son index.
Mais plus de 90% de ces dernières ne reçoivent AUCUN trafic organique (en provenance de moteurs de recherches).
Pourtant, si l’on en croit la plupart des guides, l’écriture SEO n’a pas l’air très compliquée.
Il suffit de placer son mot-clé dans quelques endroits stratégiques, écrire un certain nombre de mots sur la page, et boum, on a un article SEO parfaitement optimisé, non ?
Pourquoi ne sommes-nous pas tous en première page alors ?
Une des principales raisons est que toutes ces optimisations SEO sont mises au même niveau alors qu’elles ont des impacts très différents.
Les débutants en SEO peuvent imaginer que “utiliser un seul titre H1 par page” aura un effet comparable à répondre à l’intention de recherche (Spoiler : ça ne l’est pas, et de très loin).
La réalité est que la plupart de ces “bonnes pratiques” donnent le droit de jouer au jeu du SEO mais ne permettent PAS de gagner (finir en première page).
Ce sont plus des règles d’hygiène qu’autre chose, importantes quand même, mais certainement pas suffisantes.
Les principales raisons qui feront qu’un article SEO sera vraiment performant sont :
- répondre en détails aux besoins des internautes,
- générer des backlinks,
- tisser son maillage interne,
- peaufiner son UX.
Voyons tout ça (et les règles pour une rédaction SEO hygiénique aussi bien sûr) ensemble !
Rédiger un article SEO performant en 8 étapes
Un bon article SEO est à l’intersection de ce que :
- vous pensez être le besoin utilisateur (votre expérience et expertise),
- Google pense être le besoin utilisateur (l’intention de recherche),
- l’utilisateur veut vraiment (récolte d’infos qualitatives de vos clients et prospects).
(C’est en partie ce que veut dire le conseil “écrire du contenu de qualité” que vous lirez partout.)
Écrire un article uniquement pour Google en faisant une compilation des résultats existants peut être suffisant pour être positionné. Mais le contenu sera d’une tristesse absolue et prendra le risque de voir sa position perdue face à des concurrents prêts à fournir un peu plus d’efforts.
Nous ne voulons pas juste participer à la guerre des clones et cocher une case dans nos budgets, non ?
Si vous voulez gagner le jeu du SEO sur le long terme, soyez prêts à fournir plus d’efforts que vos concurrents.
Mais gardez en tête que, dans certains cas, les pages gagnantes ne seront pas celles qui le méritent. Google dicte les règles et il n’est pas infaillible.
Cela peut paraître inquiétant comme perspective, mais réjouissez-vous au contraire. Peu de sites fournissent la quantité d’effort nécessaire ou utilisent la méthode qui suit.
Donc revêtons notre plus beau sourire carnassier, retroussons nos manches et allons-y gaiement !
Etape 1 : Choisir les bons mots clés principaux
Pour rappel : un “bon” mot clé est un mot-clé qui générera du trafic productif (génèrera des revenus directement ou indirectement) et est à votre portée par rapport à vos moyens.
Choisir ses mots clés principaux se fait AVANT d’écrire quoi que ce soit. Les mots clés ne sont pas juste un assaisonnement qu’on ajoute à la fin.
Publier un article ciblant des mots clés trop compétitifs pour son site ou dont l’intention de recherche ne correspond pas à ce que vous avez écrit font partie des erreurs les plus courantes en rédaction SEO.
Cela peut tuer tout espoir de bonne performance immédiatement, même si tout le reste est optimisé parfaitement.
Nous avons écrit un guide entier sur la recherche de mots-clés, donc je ne vais pas expliquer comment trouver les bons mots clés pour vos contenus ici.
Ceci étant dit, vous remarquerez que j’ai écrit “les bons mots clés principaux” au pluriel dans le titre de cette section.
Pourquoi ?
Parce qu’un article sera rarement positionné sur un seul mot clé et il est très probable qu’il existe plusieurs autres mots clés avec des besoins utilisateurs similaires.
En moyenne, la page en première position des résultats Google est positionnée sur presque 1000 autres mots clés. La médiane se situe à environ 400 mots clés. (Ahrefs)
Aller chercher, puis insérer ces autres mots clés permettra de générer du trafic supplémentaire.
- Prenez votre outil SEO de choix (ce sera Ahrefs pour moi).
- Regardez la liste des mots clés pour lesquels les résultats actuels sont positionnés,
- Filtrez cette liste pour n’afficher que les mots clés où le concurrent est positionné dans le top 10,
- Voilà, vous avez trouvé d'autres mots clés principaux à utiliser dans votre article !
Par exemple, pour cet article, en plus de [rédaction seo], je cible notamment : [écriture seo] et [contenu seo] (cf. screenshot ci-dessous).

Une fois son mot clé principal sélectionné, ce n’est pas vraiment vous qui décidez du format et du contenu que vous allez écrire.
Du moins pas complètement.
Cela sera en partie dicté par Google et ce qu’on appelle “l’intention de recherche”.
Etape 2 : identifier l’intention de recherche
La définition théorique de l’intention de recherche est : “le(s) besoin(s) de l’utilisateur derrière les mots qu’il entre dans le moteur de recherche”, autrement dit le POURQUOI de sa recherche.
Dans la réalité, il serait plus juste de dire “ce que Google a identifié comme être le besoin utilisateur”.
Bien souvent, le(s) vrai(s) besoin(s) utilisateur et ce qui apparaît en haut des résultats ne sont pas alignés. (D’où l’importance de combiner une vraie expertise et des connaissances clients à votre analyse SEO pour produire du contenu vraiment bon et savoir quand suivre le status quo ou pas).
Dans le cas contraire, vos chances d’aller chercher la première page des résultats seront minces, même si votre contenu est par ailleurs parfaitement “optimisé”.
Je ne vais pas parler ici de l'intention de recherche générale (informationnelle, navigationnelle, investigationnelle ou commerciale) qui est surtout utile dans la classification d'une longue liste de mots clés, mais de l'intention de recherche spécifique, indispensable à l'écriture d'un contenu pertinent.
Comment identifier l’intention de recherche d’un mot clé ?
Il suffit d’aller analyser les dix premiers résultats Google sur nos mots-clés principaux et de repérer leurs points communs.
Ces résultats représentent ce que Google a déterminé être les meilleures réponses aux besoins de ses utilisateurs sur ce sujet. C’est Google qui vous dit : “je veux voir des contenus comme ceux-ci”.
L'idée n'est pas de produire un clone des résultats actuels mais d'essayer de répondre au moins aux besoins communs à ces contenus.
Comment identifier l’intention de recherche d’un mot clé ?
Il suffit d’aller analyser les dix premiers résultats Google sur nos mots-clés principaux et de repérer leurs points communs.
Ces résultats représentent ce que Google a déterminé être les meilleures réponses aux besoins de ses utilisateurs sur ce sujet. C’est Google qui vous dit : “je veux voir des contenus comme ceux-ci”.
Déterminer l'intention de recherche en 4 étapes
- Ouvrir Google en navigation privée et chercher son (ou ses) mot clé principal
- Déterminer le(s) type(s) de contenu (articles, pages produits, vidéos, …)
- Déterminer le(s) format(s) (guides, définitions, listicles, interviews, …)
- Déterminer le(s) angle(s) (“pour débutant”, “rapidement”, “en 2022”, …)
Déterminer le type de contenu privilégié par Google
Est-ce que ce sont des articles, des pages produits, des landings pages, des vidéos, … ?
Si vous comptez écrire un article mais que la majorité des résultats sur la première page sont des pages e-commerce, vous ne pourrez probablement pas ranker.
Par exemple, pour [rédaction seo] la grande majorité des résultats sont des articles de blog.

Mais pour un mot clé comme [air max 97], ce sont exclusivement des pages e-commerce et des images.

Déterminer le(s) format(s) privilégié(s) par Google
Est-ce que ce sont des guides, des définitions, des interviews, des comparaisons, des listicles ?
Pour [rédaction seo], 5 des résultats sont des guides, 3 sont du types définition / introductif et 2 sont des listicles (contraction liste+article, le contenu est une liste d’astuces ou conseils par exemple).

Je suis parti sur un guide parce qu’à mon avis, c’est le meilleur format pour répondre au besoin derrière la requête. (Ça m’étonnerait que vous arriviez à vraiment écrire du contenu web vraiment performant suite à la lecture d’une liste d’astuces).
J’ai cependant intégré la définition en tête d’article pour essayer de couvrir deux intentions de recherche d’un coup.
Pour le mot clé [outil seo] par contre, tous les résultats sont des listicles. Donc nous serions obligés d’adopter ce format pour aller chercher la première page de résultats.

Déterminer le(s) angle(s) privilégié(s) par Google
Est-ce que ce sont des articles “pour débutants”, “les meilleurs X”, “rapidement” ? Est-ce qu’il y a une notion de récence (“en 2021”) ?
Pour [rédaction seo], il n’y a pas vraiment d’angle dominant. On notera les titres en “comment écrire” que j’ai repris et les deux “c’est quoi” qui ont fait que j’ai utilisé cette formulation à la place de notre habituel “qu’est-ce que” dans le titre au-dessus de la définition.
Pour [outil seo] par contre, l’écrasante majorité des listicles mentionne “les meilleurs” et 3 résultats parlent d’outils “gratuits”. Ce serait donc probablement un angle à adopter également.
Vous n’êtes pas obligés de suivre aveuglément les tendances des résultats actuels sur l’angle, voire même pour le format ou type de contenu. Avec de l’expérience et votre expertise marché, vous pourrez décider si faire quelque chose de différent est la bonne stratégie ou pas.

Bien souvent, l’intention de recherche sur un mot clé sera ce qu’on appelle “mixte”, c’est-à-dire qu’il y aura plusieurs besoins différents.
Par exemple, les résultats pour le mot-clé [Pomme].

Il y a ici 4 intentions de recherche différentes sur la première page des résultats :
- Pomme la chanteuse
- Pomme le fruit et ses propriétés
- Pomme le nom de lieux proches de moi
- Pomme l’ingrédient dans des recettes
Soit cela veut dire que Google n’est pas sûr de son coup, ou que les utilisateurs ont réellement des besoins différents sur ce mot clé.
S’il y a 3 besoins différents et que vous répondez à un seul d’entre eux, vous ne pourrez probablement pas prendre la place des résultats de la première page qui répondent aux deux autres.
Vous vous battrez avec les résultats ciblant le même besoin que vous avez choisi.
Dans l’exemple de [Pomme], si vous écrivez un guide sur la pomme (fruit), vous vous battrez pour une des deux places dans le top 10 qui en parle.
Vous pourrez parfois combiner des besoins dans un seul contenu mais ce n’est pas toujours possible.
À vous de décider du besoin qui est le plus pertinent pour votre business ou si vous voulez créer un contenu supplémentaire pour essayer d’avoir une seconde place dans les résultats de ce mot clé.
Important : L'intention de recherche peut évoluer dans le temps, même après avoir réussi à être positionné en haut de la première page, vous devrez surveiller les résultats régulièrement et mettre à jour votre contenu si le besoin change.
Il y a quelques années, la chanteuse Pomme était complètement absente des résultats, et si elle arrête sa carrière, le mot clé sera progressivement remplacé.
Ou encore, sur un sujet donné, le besoin des internautes aujourd’hui est peut-être de comprendre ce que c’est.
Mais l’année prochaine, si le sujet gagne en popularité et les internautes en maturité dessus, peut être que l’intention de recherche passera de “C’est quoi” à “Meilleures façons de” ou “Est-ce efficace” ou “Alternatives à”, etc.
L’intention de recherche peut aussi être différente selon le lieu géographique depuis lequel je fais ma recherche.
Et s’il n’y avait pas d’endroits qui ont “Pomme” dans leur nom où si je bloquais ma position, il n’y aurait probablement pas l’encadré géographique.
Etape 3 : Faire son plan et trouver les mots-clés secondaires
Maintenant que nous avons déterminé les mots clés principaux et leur intention de recherche, nous allons devoir trouver les mots clés secondaires importants qui orienteront notre plan et le contenu de l’article.
Si mots clés principaux et secondaires vous perturbent un peu, vous pouvez y penser en termes de sujet principal et de sous-sujets.
Les mots clés secondaires seront souvent utilisés dans les titres des sections de votre article.
Si vous êtes expert du sujet de l’article (ou avez interviewé des experts), vous avez déjà probablement une assez bonne idée de votre plan. Il reste maintenant à s’assurer que vous répondez aussi aux besoins identifiés par Google.
Relever les suggestions de Google autour des résultats
Consultez les sections “Autres questions posées” sur la page des résultats Google (s’il y en a une), les recherches associées en bas de la page ou les suggestions de l’auto-complétion quand vous écrivez votre recherche.
Exemple : les recherches associées pour [rédaction seo]

Lire les articles concurrents et relever leur plan
Lisez en détail les 10 (au moins) premiers résultats Google sur vos mots clés principaux, et récupérez leurs plans en passant.
- L’extension Chrome de Detailed (gratuite) est utile pour ceci, ou un outil type Clearscope (payant) dont nous reparlerons plus tard.

Consulter les suggestions d’outils SEO
Dans vos outils SEO, regardez les suggestions ainsi que les questions associées à vos mots clés principaux.
Par exemple, les questions que Ahrefs (payant) a trouvées pour [article seo] :
Toutes ces suggestions de mots clés secondaires et longue traîne ne sont évidemment pas à garder, vous devrez utiliser votre expérience et bon sens pour faire votre choix.
Mais inclure des mots clés secondaires est indispensable pour signifier à Google que votre article répond aux besoins qu’il a déterminés et vous fasse également apparaître dans leurs résultats, ce qui vous permettra de générer plus de visites.
Etape 4 : Écrire l’article
J’ai suffisamment de choses à dire du côté SEO pour ne pas m’étendre en plus sur l’aspect rédaction pure, donc je n’en parlerai pas ici.
Par contre, cela me donne une excuse pour parler de…
Combien de mots pour un article SEO performant ?
Il n’y a pas de nombre de mots idéal pour aider son référencement naturel.
C’est pourtant un débat qui fait rage depuis des années en SEO.
Certains disent qu’il faut faire très court. D’autres proclament qu’au contraire, Google privilégie les contenus très longs. D’autres encore donnent une fourchette de nombre de mots quelque part entre les deux.
Qui a raison ?
Personne, et tout le monde à la fois. La décision se fera au cas par cas sur chaque article.
La longueur dépend de l’intention de recherche (comme nous l’avons vu plus haut).
Pour certains mots clés, les internautes ont seulement besoin d’une définition. Les résultats seront très courts.
Pour d’autres, ils ont besoin qu’on leur explique les choses en détail et les résultats seront très longs.
Adressons cependant quelques-uns des arguments avancés par les différents camps.
Un des arguments favoris des défenseurs du contenu très court est : selon une étude de Microsoft, le temps d’attention moyen d’un internaute est passé à 8 secondes. Il est inférieur d’une seconde à celui d’un poisson rouge !
Sauf que cette statistique a été fabriquée de toutes pièces. Elle est même triplement fausse.
- L’étude de Microsoft ne démontre absolument pas ce “fait”. Elle le mentionne en passant dans l’introduction. Et si on essaye de trouver la source, on arrive… nulle part. Les organismes scientifiques mentionnés eux-mêmes ne savent pas d’où la statistique est tirée.
- Parler de “temps d’attention moyen” en général n’a pas de sens, car notre attention est complexe et a de multiples facettes.
- Les pauvres poissons rouges sont victimes de diffamation, la “mémoire de poisson rouge” est un mythe (on passera sur le raccourci douteux mémoire -> attention dans la statistique).
Si le sujet vous intéresse, voici mon article qui décortique cette statistique en détail.
Ces dernières années, les partisans du contenu très long sont les plus vocaux. Ils arrivent souvent en plus avec des études à l’appui.
Par exemple :
- Cette étude d’Hubspot Study 2015 relève que les articles sur son site faisant autour de 2500 mots reçoivent plus de trafic organique et sont plus partagés sur les réseaux sociaux,
- Cette étude de Backlinko dit qu’en moyenne, les résultats en première page de Google ont 1447 mots,
- Cette étude d’Ahrefs qui dit qu’il y a une forte corrélation positive entre le nombre de backlinks d’une page et son nombre de mots (jusqu’à 1000 mots).
Du côté de Google pourtant, il n’y a pas d’ambiguïté. Ils ont répété plusieurs fois que le nombre de mots sur une page n’était PAS un critère de positionnement, comme dans cette vidéo par exemple.
Comment expliquer les résultats de ces études alors ?
Attention à ne pas interpréter les statistiques hors du contexte de leur étude
Les études contiennent des explications et nuances qui peuvent significativement changer les implications d’une statistique isolée.
Par exemple, dans l’étude Backlinko citée plus haut, ils précisent bien qu‘ils n’ont pas trouvé de corrélation entre le nombre de mots et la position dans les résultats, quelques lignes après la statistique sur le nombre de mots moyen des résultats en première page.

La corrélation n’implique PAS la causation.
Ce n’est pas parce qu’il y a plus de mots sur la page qu’elles ont de meilleures performances.
Par exemple : les gens ont tendance à passer plus de temps en magasin que dans la rue en hiver. Est-ce que cela implique que le froid donne envie de dépenser plus d’argent et que les magasins doivent monter la clim pour augmenter leurs revenus ? Bien sûr que non !
Arrêtons de compter les mots. Contentons-nous de répondre à l’intention de recherche en détail. Les résultats seront meilleurs pour tout le monde.
Etape 5 : L’optimisation sur page
Et maintenant, parlons hygiène !
Optimiser la balise <title>
Qu’est-ce que le balise <title> ?
En SEO, quand on parle du “titre” d’un article, on peut parler de deux balises HTML différentes :
- La balise <title> : c’est le titre en bleu dans les résultats Google (cf. screenshot). Elle n’apparaît pas sur votre page, elle est cachée dans son code (dans la partie <head> précisément).
Vous pouvez cependant le voir sur l’onglet de votre navigateur quand vous êtes sur la page ou en faisant clic droit + “inspecter” pour aller voir directement le code. Certains l’appellent parfois “meta titre”. - La balise <h1> est (généralement) le titre principal visible sur une page, on en reparle juste après dans la section titres et sous-titres.

La balise HTML <title> est un des éléments les plus importants dans le SEO sur page.
Même si ce n’est qu’une goutte d’eau dans les algorithmes de Google, le <title> peut avoir un impact important sur le taux de clic et donc le nombre de visites sur une page puisque c’est généralement la première chose que les internautes voient dans les résultats de leur recherche.
À noter que Google décide fréquemment (dans 61% des cas selon cette étude de Zippy) de réécrire les balises <title> des pages web.
Voici quelques conseils pour écrire un titre bien optimisé et diminuer la probabilité que Google le réécrive à sa sauce.
Comment écrire une balise <title> optimisée ?
- Le <title> doit remplir deux objectifs : décrire clairement la page et donner envie aux internautes de cliquer dessus.
- Il doit faire maximum 600 px de large, soit entre 50 et 60 caractères (espaces compris). Sinon, il sera tronqué ou voire réécrit.
- Il doit contenir votre mot clé principal, et de préférence vers le début de la ligne. Utilisez votre bon sens, le titre doit rester naturel et attractif.
- Préférer des parenthèses normales () plutôt que des crochets [].
- Préférer un tiret - comme séparateur plutôt que |.
- Ne pas utiliser le même mot plus d'une fois dans le titre
- Si possible, faire en sorte que le <h1> et <title> soient identiques.
Et maintenant pour les mauvaises nouvelles : optimiser son <title> fait partie de ces choses qui sont connues par tout le monde ou presque aujourd’hui.
Une étude de Backlinko a trouvé que la majorité des pages en première page des résultats de Google sur un mot clé ont ce mot clé dans leurs titres (<title> et <h1>).
Cette même étude a trouvé qu’il n’y avait aucune corrélation entre avoir son mot clé dans le titre (<title> et <h1>) et une meilleure position sur la première page de résultats.
Est-ce que ça veut dire qu’optimiser son <title> est inutile ?
Absolument pas. Si tout le monde le fait sauf vous, cela ne sera probablement pas une bonne idée. Mais soyons réalistes quant à son impact.
Optimiser les balises titres (et sous-titres)
Les balises titres (heading tags en anglais) sont les balises HTML <hn>. Il en existe 6 niveaux, de <h1> à <h6>, et elles représentent les différents niveaux de titres et sous-titres sur vos pages.
Dans le code, ça ressemble à ça : <h2>Ceci est un titre H2.</h2>.
Elles sont d’une importance critique en SEO car elles donnent aux internautes comme aux moteurs de recherches des indices sur la hiérarchie et la pertinence du contenu sur une page.
Pour les visiteurs, c’est notamment utile quand ils scannent la page pour repérer les informations qui les intéressent.
Pour les moteurs de recherches, ils les utilisent pour comprendre la structure d’une page et de quoi elle parle. Même s’ils deviennent de plus en plus “intelligents”, ils ont toujours besoin de ce genre d’indices dans le code pour bien saisir les concepts importants d’une page.
A noter que l’impact direct sur le classement de la page dans les résultats est extrêmement faible (s’il y en a un). L’utilité principale des balises <hn> est d’aider les moteurs de recherche à comprendre votre contenu.
Pour simplifier, ils vont considérer l’information dans un titre comme “plus importante” que du texte normal dans le sens où le titre d’une section d’une page est en général une indication claire sur le contenu des paragraphes qui vont suivre.
Cette hiérarchie d’importance de l’information se retrouve sur les différentes balises HTML, le contenu d’un H1 sera “plus important” que celui d’un H3, du texte en gras sera sensiblement “plus important” que du texte normal, et du texte dans le corps d’une page sera “plus important” que celui dans le footer par exemple.
Il est donc aussi recommandé de maintenir cette logique dans le design de ces éléments. Par exemple, un titre H2 doit être plus gros qu’un H4, etc.
- Incluez naturellement vos mots clés principaux et secondaires dans vos titres quand c'est possible et pertinent. C'est un critère de positionnement. Cela ne fera pas de miracles sur votre positionnement, comme l'écrasante majorité de ce genre d'optimisation, mais c'est quand même important à faire.
- Les titres H1 sont réservés au titre global de la page. Essayez d'en avoir qu'un seul sur la page (ce n'est pas dramatique dans le cas contraire) et d'y inclure votre mot clé principal. Vous n'êtes pas obligés d'avoir exactement le même titre dans que dans la balise <title>.
- Maintenez si possible l'ordre des balises titres. C'est-à-dire, si vos titres des grandes sections de votre contenu sont des H2s, le premier niveau de sous-section devra être un H3, puis un H4, etc. Ne passez pas directement d'un H2 à du H5 ou n'utilisez pas des H4 comme titres des sections avec des H2 pour les sous-sections.
Optimiser l’URL
L’URL (le lien) de votre page est importante, ne l’ignorez pas ! Google recommande directement de créer des URLs simples et user-friendly.
Même si les recommandations de Google parlent principalement d’UX, les URLs ont un impact SEO comme l’a relevé Backlinko dans cette étude : les pages avec une URL plus courte avaient tendances à être mieux positionnées dans les résultats de recherche et le premier résultat a en moyenne 10 caractères de moins que le résultat en dixième position.
Les consignes pour optimiser vos URLs :
- Mettez y votre mot clé principal
- Séparez les mots dans l'URL avec un tiret "-" (pas d'espaces ni d'autres caractères)
- Mettez toutes les lettres en minuscules
- Enlevez les caractères spéciaux (ne pas laisser les accents par exemple)
- Enlevez les informations inutiles (comme la date du jour)
- Évitez les paramètres d'URL si possible (les trucs après un "?" dans une URL, par exemple https://www.youlovewords.com/?p=123)
- Faites court (entre 40 et 100 caractères c'est pas mal) mais compréhensible, c'est mieux si on comprend (à peu près) de quoi la page va parler en voyant l'URL.
Ecrire une bonne meta description
Comme la balise title, la balise meta description apparaît sur la page des résultats de Google (le texte sous le titre bleu de chaque résultat) et dans le code de votre page (dans la section <head>) mais n’est pas visible “sur” cette dernière.
Dans le code, elle ressemble à ceci : <meta name=”description” content=”Texte de votre meta description.”>

Google le dit clairement, ce n’est plus un critère direct de positionnement pour ses algorithmes.
Une étude d’Ahrefs indique d’ailleurs que :
- ~25% des pages en haut des résultats n’ont pas de meta description,
- Plus de 40% des pages ont une meta description tronquée,
- Google décide de réécrire la méta description des pages dans plus de 60% des cas dans ses résultats.
Mais ces chiffres un peu déprimants ne veulent pas dire que nous pouvons ignorer la meta description de nos pages.
Le rôle de la meta description reste important même aujourd’hui. Comme pour la balise title, elle doit donner envie aux internautes de cliquer sur votre page dans les résultats de Google.
Une bonne meta description augmentera le taux de clic et donc le nombre de visites sur votre page.
Quelques conseils pour écrire une bonne meta description :
- Elle doit faire moins de 150 caractères (espace compris) sinon elle sera tronquée par Google.
- Soyez sûrs d'y mentionner votre mot clé principal car Google le mettra en gras dans les résultats (cf screenshot), cela attirera l'œil des internautes.
- Observez l'angle des meta descriptions des résultats Google actuels. Particulièrement si Google les a réécrites parce que cela veut dire qu'il a estimé que sa version était plus adaptée aux besoins des utilisateurs sur ce mot clé.

Optimiser ses images
Pourquoi optimiser les images sur ses pages ?
- améliorer les performances de chargement,
- aider Google à comprendre le contenu de la page,
- et essayer de faire en sorte que ses images soient bien positionnées dans Google Image Search.
Je dois vous avouer que ce n’est généralement pas en haut de la liste de mes priorités et s’il y a un endroit où je serais moins sérieux ça sera probablement ici 😂. (Ne regardez pas de trop près les images dans cet article, merci.)
A part un gros problème de temps de chargement, ou si je veux essayer de ranker dans Google Image Search, je ne m’y attarde pas trop.
Voici les consignes pour des images bien optimisées :
- Donnez des noms de fichier descriptifs, courts et précis à vos images (donc éviter ceci par exemple IMG_12071998.png)
- Écrivez une légende et un text alt descriptifs, précis et concis
- Choisissez le bon format (WebP pour avoir une taille de fichier la plus petite possible, SVG pour les logos et icônes, PNG si vous voulez un fond transparent et JPEG si vous voulez la qualité la plus haute)
- Réduisez autant que possible la taille de fichier de vos images. Par exemple en les compressant en utilisant le plugin WordPress ShortPixel
- Créez une sitemap pour vos images
- Utilisez du markup schema quand pertinent (produits, recettes, vidéos, …)
- Utilisez si possible du lazy loading, mise en cache navigateur et un CDN
Quelques précisions à propos du texte alt
La balise HTML d’une ressemble en général à ceci: <img src=”nomfichier.jpeg” alt=”description de l’image”>.
Comme le title ou la meta description, la balise alt n’est pas visible directement sur la page.
Son but principal est d’améliorer l’accessibilité des sites pour les personnes qui utilisent des lecteurs d’écran (les personnes avec des problèmes de vue par exemple) en leur décrivant en toutes lettres ce qu’il y a sur l’image.
Cela aide également les algorithmes de Google à comprendre ce qu’il y a sur l’image pour mieux la ranker dans Google Images comme je l’ai mentionné plus haut.
- Décrivez l'image de façon concise et précise, sans en faire une brochette de mots clés indigeste.
- Pas la peine de dire "Image d'un …" "Illustration de …" "Schéma d'un…", Google comprendra tout seul.
Insérer des liens vers des sites de confiance (si pertinent)
Vous remarquerez que j’ai mis plusieurs liens sortants vers des études notamment au cours de cet article.
Cela permet notamment :
- d’appuyer ses arguments avec des données (pour le cas des études),
- de fournir plus de détails sur un élément mentionné mais qui est hors du cadre de l’article,
- de donner la source d’une affirmation.
Pour Google comme pour vous, cher lecteur, cela permet d’augmenter le niveau d’expertise perçue, de pertinence thématique et donc la confiance inspirée par votre contenu.
Quand vous insérez des liens externes :
- Faites attention à ce que ce soit vers un site de confiance (expertise, réputation et sécurité).
- Mettez un lien directement vers les études quand vous en mentionnez, pas vers un article qui en parle.
- Si ce n’est pas utile à votre lecteur et n’appuie pas vos propos, ne les mettez pas.
Etape 6 : Tisser son maillage interne
Un bon maillage interne est probablement un des éléments du SEO les plus snobés alors que c’est d’une importance capitale.
De manière générale, les liens de tous bords sont critiques pour votre référencement.
Les robots de Google parcourent le web grâce aux liens.
Ils aident Google à comprendre le contenu des pages car ils impliquent des connections de sens.
Google utilise aussi les liens pour évaluer les contenus. Si plusieurs sites de qualité ont un lien vers une page (des backlinks, on en reparle plus loin), ce sont des votes de confiance de leur part au bénéfice de cette dernière.
C’est un des rares critères de positionnement officiellement confirmé par Google et historiquement un des plus importants.
Au sein d’un site, une page bien positionnée dans les résultats qui met des liens vers d’autres pages du site (maillage interne) transmet un peu de son autorité à ces dernières.
Elles auront ensuite tendance à être positionnées plus vite et mieux.
Inversement, si plusieurs pages d’un site ont un lien vers une certaine page, cette dernière devient plus importante aux yeux des moteurs de recherches.
Par exemple, la spécialité de YouLoveWords est le Content Marketing. Notre page pilier du Content Marketing est donc une des pages les plus importantes de notre site (et elle ranke dans le top 3 des résultats), elle démontre à nos visiteurs notre expertise sur le sujet.
Nous voulons également indiquer à Google que cette page (et donc le sujet dont elle parle) est centrale à notre business. Donc tous les contenus sur notre blog en rapport avec le Content Marketing ont un lien vers cette page.
Et dans l’autre sens, pour indiquer aux moteurs de recherches comme à nos visiteurs que nous avons tout un corpus de contenu (organisé en cocon sémantique) sur cette thématique (une des raisons pour lesquelles avoir un blog d’entreprise est utile), cette page pilier a des liens vers la plupart de nos autres pages qui parlent du marketing de contenu.
La bonne nouvelle est que pour la plupart des sites, il n’y a pas besoin de se prendre la tête et compliquer les choses pour le maillage interne.
Ne pas s’occuper de la densité de mot-clé
La densité d’un mot clé désigne le nombre de fois où ce mot-clé est répété sur une page.
Il y a quelques années, répéter le mot clé un certain nombre avait un impact positif sur ses positions, mais ce n’est plus le cas.
Il n’y a pas de nombre magique. Ne vous cassez pas la tête avec ça. Il est même possible aujourd’hui de ranker sur un mot clé sans même l’avoir mentionné sur la page.
Si vous écrivez en suivant la méthode détaillée dans cet article, vous répéterez naturellement les mots clés et cela sera largement suffisant.
- Quelles sont les pages les plus importantes de votre site ? Assurez-vous que les pages en rapport avec ces dernières ont un lien qui pointe dessus.
- Quand vous écrivez un contenu, quelles autres pages de votre site en rapport avec le sujet traité apporteraient de la valeur et du contexte supplémentaires aux lecteurs ?
- Dans quels anciens contenus serait-il pertinent de mettre un lien vers ce nouvel article ?
Deux remarques avant de poursuivre
- si possible faites correspondre le texte du lien (l’ancre) avec le mot clé ciblé par l'article pointé par le lien,
- les liens dans le corps du texte ont plus d'importance que ceux dans le footer ou barre de navigation.
Dans l’exemple de cet article, j’ai mis des liens vers ces autres pages :
- Notre guide pour trouver les bons mots clés
- Notre guide du Content Marketing
- Notre guide du blog d’entreprise
- Notre guide de la page pilier et du topic cluster
- La page qui décrit la solution YouLoveWords
Je suis également allé mettre un lien vers cet article dans les contenus mentionnés ci-avant et :
- Trouver des idées de contenu
- Créer sa charte éditoriale
- SEO vs SEA
- Comment rédiger un brief créatif
- Créer son calendrier éditorial
- Content Marketing : Qualité vs Quantité
- Guide du copywriting
- Budgeter le Content Marketing
- Choisir une agence éditoriale
- Choisir une agence Content Marketing
- Est-ce que le Content Marketing est pertinent pour votre business ?
- Guide du Snack Content
Pour trouver facilement des opportunités de liens internes sur votre site, allez sur Google et tapez : site:votresite.com "votre mot clé".
Par exemple ici, j'ai cherché : site:youlovewords.com "rédaction" puis site:youlovewords.com "article" et aussi site:youlovewords.com "seo" où on a parlé de rédaction SEO.
Etape 7 : Optimisation sémantique
Comme je vous l’ai dit plusieurs fois déjà, les algorithmes des différents moteurs de recherches deviennent de plus en plus intelligents.
Suffisamment pour comprendre que si je cherche “petit jedi vert”, Google comprend que je parle de Yoda et que des images et son nom vont probablement m’aider.

Ils accomplissent ce genre de choses en faisant des déductions par rapport au contexte de ma recherche et des liens de sens entre différents mots ou concepts (entre autres).
Ici par exemple : “jedi” indique que je parle de Star Wars (qui est un film). Les “jedis” sont des personnages de ce film. “Petit” et “Vert” sont des adjectifs, utilisés ici pour décrire un personnage de Star Wars.
Google me sort les personnages de Star Wars qui selon lui correspondent à cette description, c’est-à-dire principalement Yoda.
Pourquoi je vous parle de ça ?
Donc ici, nous pouvons les aider à utiliser la force et bien comprendre nos contenus pour qu’ils puissent montrer nos contenus à des internautes qui n’utilisent pas forcément des mots clés évidents.
En d’autres termes, nous allons essayer de rendre nos contenus les plus “complets” possibles (ne veut pas dire “faire plus long”, m’kay ?) aux yeux de notre maître Google.
Selon une étude de Backlinko, avoir un contenu plus “complet” est corrélé avec de meilleures positions dans les résultats Google.
Note : il a utilisé l’outil Clearscope pour mesurer l’exhaustivité des contenus et faire son étude.
Pour rendre son contenu plus “complet”, il faut utiliser des mots dans les champs lexicaux et sémantiques de ses mots clés.
Notez que c’est beaucoup plus complexe que la présence de certains mots dans votre article. Par exemple, la proximité (distance) entre deux mots au sein d’un texte a aussi un impact sur l’analyse de Google.
Pour les trouver, vous pouvez le faire à la main en allant :
- relever les recherches associées et les suggestions de recherches
- lire le top 10-20 des résultats actuels sur vos mots clés,
- repérer les mots et concepts qui reviennent souvent,
- puis de les utiliser dans votre propre article.
Ou sinon, vous utilisez un des nombreux outils (de qualité inégale) où vous aurez juste à mettre votre brouillon dedans, et il vous dira les mots à utiliser.
Personnellement, j’utilise Clearscope et j’ai eu d’excellents résultats avec.
Etape 8 : Générer des backlinks
Après la réponse à l’intention de recherche sur le mot clé ciblé, avoir des backlinks de qualité pointant vers votre article est ce qui aura le plus grand impact sur les performances SEO d’une page.
Le processus de générer des backlinks s’appelle le netlinking en français (oui, c’est un mot anglais et tenez-vous bien, ce n’est même pas celui utilisé par les anglais 🤷♂️) et link building en anglais.
Je n’entrerai pas dans les détails ici, car le link building est une discipline à part entière et ce serait un peu hors cadre pour cet article, mais ne pas en parler serait une faute professionnelle.
Si le sujet vous intéresse, je vous conseille d'aller lire ces deux articles :
Il y a deux grandes catégories d’actions pour générer des backlinks.
Organiquement : les internautes décident d’eux-mêmes de mettre un lien vers vos contenus.
Pour que cela arrive, vous devez donc leur donner des raisons de le faire en :
- construisant une marque réputée
- produisant du contenu remarquable
Exemple : le site Christian Dior a plus de 3.3M de liens venant de 50k sites différents et vous vous doutez bien qu’ils ne sont pas allés les chercher manuellement.

Exemple : le blog WaitButWhy a plus de 647 000 backlinks venant de 19 000 sites différents sans jamais avoir fait d’efforts de netlinking.

Idée : Produire une étude pour son marché
Vous devenez une référence pour toutes les autres entreprises et les médias de votre marché. Ils incluront les statistiques tirées de votre étude pour appuyer leurs dires dans leurs contenus.
Par exemple : 3 des 12 pages avec le plus de backlinks du site d’Ahrefs sont des études.

Personnellement, quand j’ai besoin de référencer un article de qualité sur un sujet SEO, la marque Ahrefs me vient immédiatement à l’esprit car leur outil est un des meilleurs du marché et leurs articles sont généralement excellents (et ils produisent un bon nombre d’études).
J’inclus même souvent la marque dans ma recherche SEO : “backlinks guide ahrefs “.
Activement : vous allez chercher des backlinks vous-même.
Il existe 3 catégories de tactiques pour générer des backlinks :
- Ajouter soi-même des liens (Sur ses profils réseaux sociaux, dans des registres d’entreprises, en allant commenter sur d’autres blogs, …)
- Demander directement à d’autres sites (Tribunes (guest posting), échanges de liens, relations presse, mentions de votre marque sans lien, témoignages,…)
- Acheter des liens (Je déconseille de le faire, cf. la remarque ci-dessous)
Google n'apprécie PAS ce qu'il qualifie de "Systèmes de liens" autrement dit toutes tentatives de manipulation de liens et génération non-naturelle de liens comme les échanges, l'achat ou vente de liens ou encore l'utilisation de programmes ou services automatisés pour créer des liens. Lire les guidelines pour la construction de liens ici.
Soyez prévenus, le netlinking est généralement ingrat. Vous devrez y passer beaucoup de temps et d’efforts pour peu de liens en retour, mais les résultats en valent le coup.
Une excellente expérience utilisateur (UX) est aujourd’hui indispensable
Pourquoi se préoccuper de l’UX en SEO ?
Il y a deux grandes forces principales derrière l’augmentation de l’importance de l’UX en SEO.
- Il y a aujourd’hui une quantité astronomique de contenu disponible (et qui grandît quotidiennement) sur virtuellement tous les sujets imaginables. Ce qu’il y a d’écrit sur le page ne suffit plus à gagner les faveurs des internautes et des moteurs de recherches.
- Google (et les autres moteurs de recherches) entraîne de plus en plus ses algorithmes (comme Panda) à agir et évaluer les contenus “comme” des humains, et utilise des métriques quantitatives et qualitatives pour mesurer les performances de leurs mises à jour.
Ils le suggèrent en toutes lettres ici : “Notre moteur de recherche prend également en compte la facilité d’utilisation du contenu. Si deux pages Web sont plus ou moins identiques, celle que les internautes trouvent la plus accessible sera peut-être plus performante.“
Votre contenu doit être techniquement, qualitativement, visuellement et fonctionnellement excellent.
L’expérience utilisateur occupe donc une place incontournable en SEO (au point d’en devenir un nouveau buzzword aux connotations SXOelles).
Quel est le rôle de l’UX en SEO et surtout qu’est-ce que ça veut dire pour votre contenu ?
La version courte est : donnez à vos lecteurs une réponse satisfaisante le plus vite possible avec un site facile et agréable à utiliser quel que soit le support utilisé.
Essayez de réduire au maximum le "Time-To-Answer" (analogie au Time-To-Market) pour vos lecteurs. C'est le temps mis par vos lecteurs pour trouver la réponse à leurs questions dans votre contenu.
Quelques conseils concrets pour améliorer l'UX de vos articles :
- Faciliter la navigation au sein du contenu par exemple avec un sommaire pour l'article, si possible persistant au scroll.
- Police suffisamment grosse (> 14 px) et un bon interligne (~1,3x à 2x la taille de la police).
- Paragraphes de 2-4 lignes max (pas de pavés, mais pas non plus sauter une ligne à toutes les phrases).
- Rendre immédiatement visibles les informations importantes : votre lecteur doit savoir tout ce dont vous parlez dans l'article et doit pouvoir repérer toutes les informations clés en scrollant rapidement dans l'article.
- Structurer l'article avec un maximum (raisonnablement et si pertinent évidemment) de sous-titres (h2 à h6.)
- Expliquer visuellement quand c’est possible (Schémas, graphismes et illustrations).
- Mettre en gras les passages importants.
- Faire des encadrés avec les exemples, remarques, astuces, …
- S'assurer que son contenu s’adapte à tous les supports (mobile, tablette, …)
- Faire attention à la quantité de pubs, popups et autres CTAs.
- S'assurer que son contenu charge rapidement (sur desktop et mobile). L'internaute moyen n'est pas réputé pour sa patience.
- Testez votre page avec l'outil Lighthouse de Google.
- Utilisez un CDN si possible.
- Utilisez du caching et minifiez le JS et CSS qui peuvent l'être.
- Attention aux ressources qui bloquent le rendering.
- Optimisez vos images (comme expliqué plus tôt).
Bravo ! Vous avez fini d’écrire et peaufiner votre article. Mais avant de vous quitter, notez ceci : le SEO est un jeu de patience.
Il vous faudra peut-être attendre longtemps avant qu’il arrive en haut des résultats.
Combien de temps avant que ma page apparaisse dans les résultats de recherches ?
La position d’un article met généralement au moins 3 semaines avant de se stabiliser une première fois dans les résultats Google, puis elle évoluera dans le temps pour arriver à sa position “finale” entre 6 à 18 mois.
Personnellement, j’ai vu des articles arriver en première page après quelques jours et d’autres mettre plus d’un an. Avec YouLoveWords, les articles mettent généralement moins de 6 mois.
Le temps mis par un article avant d’atteindre sa position “finale” dépend de nombreux facteurs dont l’autorité de votre site aux yeux de Google, de son âge ou encore du niveau de compétition sur les mots clés ciblés.
Voici quelques statistiques suite à une étude d’Ahrefs :
- En moyenne, les pages dans le top 10 sont vieilles de plus de 2 ans.
- Seules 5,7% des pages seront positionnées en première page des résultats de Google dans l’année suivant leur publication.
- Seules 0,3% des pages dans le top 10 d’un mot-clé à fort volume y sont arrivées en moins d’un an. Et la plupart de ces dernières l’ont accompli en environ 61 à 182 jours.
Peut-on déterminer si son article est référencé correctement avant que son positionnement soit stabilisé ?
Vous n’avez pas besoin d’attendre des mois avant d’agir sur votre article.
Dans les trois semaines qui suivent sa publication, vous pouvez aller dans votre Google Search Console et regarder sur quelles requêtes Google commence à le faire apparaître.
Si ces requêtes sont effectivement pertinentes par rapport au sujet couvert sur la page, cela indique que Google a bien compris le contenu.
Si ce n’est pas le cas, donnez-y encore quelques semaines puis revenez vérifier. Si vous ne voyez toujours pas de requêtes pertinentes, cela peut indiquer que vous devriez retravailler l’article.
(Notez qu’il y a un nombre incalculable de raisons qui pourraient expliquer ceci, et que la vérité est très probablement une combinaison de plusieurs d’entre elles.)
Par exemple, un des articles récemment publié au moment de l’écriture de ce guide parle de calendrier éditorial. Comme vous pouvez le constater dans la capture d’écran ci-dessous, après environ deux mois, Google commence à faire apparaître l’article sur 176 requêtes différentes qui semblent bien alignées avec ce que nous voulons cibler !

Ce sera tout pour moi ! J’espère que ce guide vous aidera à atteindre les sommets de la gloire dans Google et que cela se traduira en succès pour votre entreprise !
Petit récapitulatif avant de partir :
A retenir
Toutes les optimisations et pratiques ne sont pas égales. Certaines vous donnent le droit de jouer, d'autres auront un vrai impact sur vos chances de gagner. Voici les actions à prendre pour écrire un article SEO performant, classées par importance.
Éléments critiques (bonnes performances organiques impossibles ou très improbables si absents)
- Avoir un site techniquement sain (crawlable, indexable, sécurisé, rapide, adapté à tout support, …)
- Cibler des mots clés pertinents et à sa portée
- Répondre à leur intention de recherche en détail
Actions à fort impact
- Générer des backlinks
- Tisser son maillage interne
- Travailler son UX et design
Optimisations importantes mais pas suffisantes
- Titre
- URL
- Balises hN
- Meta description
- Images
- Sémantique
A noter également que :
- Il n'y a pas de nombre de mots optimal. Ce n'est ni un critère de qualité, ni de positionnement pour Google.
- Le SEO est un monde cruel, vous pouvez tout faire parfaitement et être quand même battu par des pages objectivement moins bonnes que la vôtre.
- Armez-vous de patience, votre article pourra mettre des mois avant d'atteindre les sommets.
Si vous avez des questions, n’hésitez-pas à m’envoyer un message sur LinkedIn et si vous envisagez d’externaliser votre rédaction SEO, sachez que YouLoveWords serait ravi de s’en occuper à l’aide de sa communauté de plus de 5000 talents créatifs (dont des dizaines de rédacteurs web et experts SEO).
Audit sémantique : Comment trouver les bons mots clés SEO ?
Définition : Qu'est ce qu'un audit sémantique ?
Un audit sémantique (keyword search en anglais) est le processus par lequel on détermine les mots-clés SEO que son audience utilise pour chercher des informations autour de son marché et entreprise.
Ces mots clés sont ensuite utilisés dans l’optimisation et la création de contenu de haute qualité pour améliorer son référencement naturel et dominer les résultats Google sur le long terme.
En SEO, les mots clés (aux côtés du netlinking et du maillage interne) sont le nerf de la guerre. Ils forment l’univers sémantique de votre site. Ils sont indispensables dans le cadre de votre stratégie de référencement ou même de contenu en général.
C’est simple, si vous écrivez du contenu sur des sujets que personne ne cherche, vous ne recevrez pas de trafic depuis les différents moteurs de recherches (Google, Bing, YouTube, Duckduckgo, …).
Comment savoir ce que les gens cherchent ? Quels mots clés utilisent-ils ?
C'est le but d'un audit sémantique (souvent produit dans le cadre d’un audit SEO général) et nous allons voir ensemble comment procéder dans ce guide.
Avant de poursuivre : je suis Jean-Baptiste Alarcon, consultant indépendant en SEO et Content Marketing. J’aide principalement des entreprises B2B à faire de leur blog un levier de croissance sur le long terme. J’accompagne notamment YouLoveWords sur leur stratégie SEO et Content Marketing.
Ils m’ont gracieusement laissé prendre la parole pour vous parler de mots clés.
Notez cependant que cet article s'adresse à des débutants et vise à vous aider à vous lancer dans la recherche de vos premières dizaines (voire centaines) de mots clés.
Quel est l'intérêt d'un audit sémantique ?
Comme souvent en référencement, la réalisation d'un audit sémantique est à la fois un art et une science.
Vous devrez être créatifs dans les moyens par lesquels vous allez dénicher les mots clés et stratégiques dans le choix de ceux que vous ciblerez dans votre stratégie SEO.
Vous devrez aussi manipuler de la donnée pour pouvoir catégoriser et prioriser des listes de plusieurs milliers (voire plus) de mots clés.
Le premier avantage d’une analyse sémantique est que vous développerez considérablement votre connaissance client. Vous connaîtrez les mots qu'ils utilisent autour de vos sujets, leurs questions, leurs besoins ou leurs problématiques.
Cela vous permettra ensuite de créer du contenu qui répond vraiment aux besoins de votre audience et qui cible des sujets possédant une demande réelle.
Sans passer par cette étape dans votre stratégie de Content Marketing, vous risquez de produire des contenus qui ne recevront aucun trafic comme 90% des pages sur internet et ne vous aideront pas à atteindre vos objectifs business.
Un audit sémantique ne sert pas uniquement à trouver des mots clés, mais également à les classer, grouper et prioriser pour pouvoir créer du nouveau contenu et optimiser ceux existants.
Vous aurez une source intarissable d'idées de contenus pour alimenter votre calendrier éditorial.
Convaincus ?
Avant de commencer, vous aurez besoin de vous outiller (en plus du tableur de votre choix).
13 outils pour faire son analyse sémantique
Il existe des dizaines d'outils de recherche plus ou moins équivalents sur le marché, je vous en ai sélectionné 13 (gratuits et payants) :
Google Keyword Planner
- Lien : https://ads.google.com/home/tools/keyword-planner/
- Prix : Gratuit
- Description : Google Keyword Planner est l'outil de recherche de mots clés au sein de Google Adwords, ses fonctionnalités sont assez pauvres en comparaison de la plupart des autres outils de génération de mots clés mais il a l'avantage d'utiliser directement les données de Google lui-même, notamment le Coût Par Clic sur chaque mot clé.

Google Search Console
- Lien : https://www.google.com/webmasters/tools/
- Prix : Gratuit
- Description : Google Search Console (GSC pour les intimes) est l'outil de Google pour observer les performances de son site au sein de son moteur de recherches. Vous pourrez notamment voir sur quels mots clés les pages de votre site apparaissent, leur rang moyen, le nombre de fois où la page a été vue et cliquée dans les résultats Google.

Ahrefs
- Lien : https://ahrefs.com/
- Prix : à partir de 99$ par mois (Période d'essai de 7 jours pour 7$ disponible). Note : Ahrefs a une série de petits outils gratuits intéressants si vous n'avez pas le budget : https://ahrefs.com/free-seo-tools.
- Description : Ahrefs est un des meilleurs outils SEO tout-en-un au monde. Vous pourrez entre autres voir les mots clés et backlinks de n'importe quel site, faire un audit technique, mener une analyse sémantique approfondie et monitorer vos rankings.

Semrush
- Lien : https://www.semrush.com/
- Prix : À partir de 119$ / mois
- Description : Semrush est un autre outil tout-en-un leader. Il fait tout ce que vous pouvez en attendre et quelques fonctionnalités supplémentaires comme l'optimisation de contenu

Moz
- Lien : https://moz.com/
- Prix : À partir de 99$ par mois. (Période d'essai gratuite de 30 jours disponible)
- Description : Moz, autre leader mondial des outils SEO tout-en-un, fondé par Rand Fishkin. Comme les autres outils de ce genre, vous pourrez faire de la recherche de mots clés, analyser les backlinks, auditer et tracker les rankings.

Keywordtool.io
- Lien : https://keywordtool.io/
- Prix : Gratuit (fonctionnalités limitées dans la version gratuite) sinon à partir de 69$ / mois
- Description : Keywordtool.io est une alternative à Google Keyword Planner et récupère les mêmes données et les combine avec les données de suggestions de recherches Google. Des versions de l'outil pour les données Amazon, Bing, YouTube, Ebay et Instagram sont disponibles.

AlsoAsked.com
- Lien : https://alsoasked.com/
- Prix : Gratuit
- Description : AlsoAsked.com est un outil gratuit qui récupère les données "People Also Asked" ("Autres questions posées" en français) de Google à partir du mot clé que vous aurez entré et le montrera sous forme d'arbre logique.

Answer The Public
- Lien : https://answerthepublic.com/
- Prix : Gratuit
- Description : Answer The Public récupère les données de suggestions de recherches de Google du mot clé que vous aurez rentré et vous les montrera sous différentes formes.

Google Trends
- Lien : https://trends.google.com/trends/
- Prix : Gratuit
- Description : Google Trends est l'outil de Google qui montre les tendances d'utilisation de son moteur de recherche. Vous pourrez voir par exemple la popularité des mots clés dans le temps ou par pays.

Exploding Topics
- Lien : https://explodingtopics.com/
- Prix : Gratuit
- Description : Exploding Topics est un outil qui fait ressortir les tendances de recherches avant que celles-ci soient devenues populaires. Un peu dans le même goût que Google Trends.

Keyword Surfer
- Lien : https://surferseo.com/keyword-surfer-extension/
- Prix : Gratuit
- Description : Keyword Surfer récupère les données de Google Ads pour vous montrer des estimations des volumes de recherches des mots clés que vous entrez dans Google ainsi que des suggestions de mots clés sur la droite de vos résultats Google.

Soovle
- Lien : https://soovle.com/
- Prix : Gratuit
- Description : Soovle est un outil qui va récupérer les suggestions de mots clés et recherches associées depuis Google, YouTube, Yahoo, Wikipedia, Bing, et plus encore.

Ubersuggest
Je le liste parce qu'il est gratuit, mais la personne derrière cet outil est Neil Patel, qui est un marketeur malhonnête et je ne touche personnellement rien de ce qui passe entre ses mains.
Si votre budget le permet, je vous conseille de combiner les données de plusieurs outils pour pouvoir les affiner et dénicher encore plus de mots clés.
10 leçons avant de se lancer dans sa recherche de mots-clés
Que sont les mots clefs en SEO ?
Définition : Les mots-clés (keywords en anglais) sont les mots et phrases que vous entrez dans les moteurs de recherches. On parle aussi souvent de requêtes (queries en anglais), termes de recherche, expressions-clés ou même simplement sujets.
Si vous voulez apparaître dans les résultats de Google sur un mot clé, vous devrez soit créer du contenu sur votre site qui en parle (SEO) ou donner de l'argent à Google en payant des publicités Google Adwords (SEA).
Si vous avez besoin d'aide pour choisir la meilleure stratégie pour vous, vous pouvez aller lire notre article SEO vs SEA.
Je ne parlerai ici que de la partie SEO.
Avant d'enchaîner sur la partie purement actionnable, discutons un peu de la façon dont les moteurs de recherches appréhendent les mots clés, car elle a bien évoluée.
Il fut un temps où il fallait écrire dans son contenu (voire même créer une page dédiée à) toutes les orthographes possibles d’un mot clé, ses synonymes, mettre les mots qui le composent dans un ordre différent ([chaussures rouges nike] et [chaussures nike rouge] par exemple) ou même faire volontairement des fautes d’orthographe (pour pouvoir se positionner sur les requêtes imprécises des utilisateurs).
(Vous remarquerez que je me suis amusé avec l'écriture de [mot clé] un peu partout dans l'article).
Mais heureusement, cette époque est largement révolue.
Les moteurs de recherche ne s'arrêtent plus juste aux lettres qui composent les requêtes. Ils comprennent les "concepts" et "idées" ou encore le "sens" derrière les requêtes.
Ils en déterminent ce qu'on appelle des entités sémantiques. Elles peuvent désigner n'importe quelle personne, chose, concept ou idée. Ce sont des objets informationnels interconnectés par leur sens qui aident Google à comprendre notre langage implicite et explicite. Elles servent notamment à déterminer des associations entre différentes données.
Par exemple, si je vous dis "Pomme", vous allez penser à : fruit, jus, sucre, granny smith, Apple, Mac, pommier, nature, la chanteuse, etc…
C'est ce que les moteurs de recherches essayent de faire. Ils ne vont plus uniquement chercher les occurrences du mot lui-même mais déterminer son champ sémantique, les implications de sens de chaque requête et ce que la personne qui l'a faite voulait vraiment dire.
Un autre avantage des entités sémantiques est qu'elles sont indépendantes des langues. Que la requête ait été faite en chinois, français ou swahili, les entités sémantiques identifiées sont les mêmes.
OK cool, mais qu'est-ce que ça veut dire ?
Cela veut dire que les moteurs de recherche sont devenus beaucoup plus intelligents. Ils essaieront de deviner les besoins de l'utilisateur (aka l'intention de recherche) à partir de sa requête et pourront aussi bien mieux comprendre les contenus qu'ils répertorient.
Une des conséquences de cette évolution est que les meilleurs articles (d'un point de vue SEO) apparaîtront dans les résultats Google pour des centaines, voire milliers (957 en moyenne pour le premier résultat dans l'étude d'Ahrefs) de mots clés différents, dont la plupart n'ont même pas été ciblés sciemment par leurs créateurs.

La page pilier de YouLoveWords sur le Content Marketing ranke par exemple sur 118 mots clés différents, dont une dizaine seulement ont été sciemment ciblés.
Vous n’avez donc plus besoin de vous prendre la tête avec les variations, orthographes différentes, etc, pensez aux mots clés simplement comme les sujets de vos articles ou pages. Et écrivez le meilleur contenu possible, sur le fond, la forme et l’expérience utilisateur.
J'ai aussi entendu parler de mot clé "longue traîne", ça veut dire quoi ?
Définition : Un mot clé dit "longue traîne" est tout simplement un mot clé qui a un faible volume de recherche.
Contrairement à ce que vous pourrez lire un peu partout, ça ne veut pas forcément dire que la requête est composée de 5 mots ou + ([comment réaliser un audit sémantique] par exemple).
Le raccourci courant est qu’une requête avec nombre supérieur de mots aura un volume de recherche inférieur.
Or, ce n’est pas toujours le cas. Lors de leur étude, Ahrefs a relevé que 30% des requêtes avec plus de 10 000 recherches mensuelles sont composées de 3 mots ou plus. Et inversement, plus de 10% des requêtes composées de 1 ou 2 mots ont moins de 10 recherches par mois.
L’intérêt des mots clés longues traines est multiple.
Ils dénotent généralement d’une intention de recherche beaucoup plus précise : les utilisateurs qui cherchent [content marketing] peuvent avoir un bon nombre de besoins différents, alors que pour ceux qui cherchent [comment réaliser une stratégie de content marketing], le besoin est immédiatement clair.
Si le besoin est clair, il est plus facile d’y répondre. Si vous répondez au besoin, vos utilisateurs ont une plus grande probabilité de convertir.
C'est pour ça que vous lirez souvent dans les articles de bonnes pratiques le conseil de commencer par cibler ce type de mot clé.
Mais cela ne veut pas dire qu’il faut éviter les mots clés plus larges. Aucun conseil n’est absolu et tout conseil dépend largement du contexte dans lequel il est appliqué.

Donc attention à ne pas juger la popularité (mesurée par son volume de recherche) d’un mot clé par son nombre de mots.
Pourquoi "traîne" au fait ? C'est un terme mathématique pour désigner la partie de la courbe d'une loi de puissance qui est la plus éloignée de la valeur centrale (aussi appelée la "tête").
Dans notre cas, la courbe en question est celle du nombre total de requêtes en fonction de leur volume de recherche.
Vous constaterez que 93% des mots clés ont moins de 10 recherches mensuelles et qu’1% seulement en ont plus de 100.

Classe, racine et modificateurs de mots clés : déchiffrer les requêtes utilisateurs.
Deux des éléments les plus importants dans le processus créatif de la recherche de mots clés sont : l'induction des besoins des utilisateurs (on en parle dans la section d'après) et la déduction de nouveaux mots clés à partir d'une liste de milliers de mots clés.
Pour cela, on peut déterminer des classes de mots clés et relever leurs modificateurs.
Qu’est-ce qu’une classe de mot clé ?
Définition : Une classe de mot clé est un ensemble de mots clés composés d'un terme racine et d'un modificateur.
Qu’est-ce qu’un terme racine pour un mot clé ?
Définition : Le terme racine d'un mot clé est le mot central de la requête, son thème principal.
Qu’est-ce qu’un modificateur de mot clé ?
Définition : Les modificateurs sont des mots communs, révélant souvent le besoin de l'utilisateur, qui viennent préciser le mot clé racine.
Par exemple, le mot clé [guide podcast] :
- Le modificateur est {guide}, il indique le type de contenu attendu par l'utilisateur. Cela aurait pu être {classement}, {définition}, …
- Le terme racine est [podcast]. C'est même un terme racine dit "dynamique". C'est un format de contenu. Vous pourriez le remplacer par [webinar], [infographie] ou [livre blanc] par exemple, et la classe du mot clé serait la même.
- La classe de ce mot clé est : {guide} + [format de contenu], les guides de création de formats de contenus en français. C'est d'ailleurs une classe ciblée par le blog YouLoveWords :
- Article podcast
- Article webinar
- Article infographie
- Article newsletter
- Article motion design
Voici quelques autres exemples de modificateurs :
- Question :
- C'est quoi
- Comment
- Pourquoi
- …
- Type de contenu
- Recette
- Définition
- Guide
- Tutoriel
- Avis
- …
- Noms de marque
- Industries
- Endroits géographiques
- Temps (mois, année, …)
- Comparaisons
- Meilleurs
- Top
- Versus
- Alternative
- …
L'intention de recherche : le concept le plus important en SEO d'un point de vue contenu.
Qu'est-ce que l'intention de recherche ?
Définition : L'intention de recherche est le besoin de l'utilisateur derrière les mots qu'il entre dans le moteur de recherche. C'est le POURQUOI de sa recherche.
Pourquoi est-ce important ?
L'objectif de Google est de délivrer la meilleure réponse possible le plus vite possible, dans le format désiré par l'utilisateur.
Donc si votre contenu ne répond pas au besoin implicite (fond et forme) de l'utilisateur, vous ne serez probablement pas positionné dans les résultats de recherches.


Si vous ciblez la requête "Air max rouges" et que vous créez un article de 4000 mots sur l'histoire de Nike et du modèle, vous ne rankerez pas en première page. Même si votre article est le meilleur au monde sur le sujet.
Pourquoi ?
Les internautes qui utilisent cette requête veulent acheter des chaussures. Pas apprendre l’histoire de la marque.
Avant d'écrire chaque contenu, vous devez ABSOLUMENT déterminer l'intention de recherche.
Cela se fait en 2 étapes.
D'abord grossièrement pendant l'audit sémantique, ce que nous allons voir juste après, puis précisément pendant la phase de recherche avant l'écriture de chaque contenu, ce que nous verrons dans un futur article (inscrivez-vous pour ne pas le rater).
Pendant votre audit, vous devrez catégoriser les mots clés en 4 grandes intentions de recherche :
- Informationnelle : L'utilisateur cherche des informations. Cela peut être quelque chose qui a une réponse rapide ou nécessite une réponse longue et élaborée.
- Navigationnelle : L'utilisateur cherche un site, un produit ou un service spécifique. Il sait déjà où il veut aller.
- Investigationnelle : L'utilisateur veut acheter quelque chose mais n'a pas encore pris sa décision et il pèse ses options.
- Transactionnelle : L'utilisateur cherche à passer à l'action. Il sait ce qu'il veut faire ou acheter.
Comment déterminer l'intention de recherche dans son audit sémantique ?
Il y a 2 moyens principaux d'induire l'intention de recherche d'une liste de mots clés : en analysant les modificateurs des requêtes et les types de résultats enrichis (SERP Features en anglais), c'est-à-dire les différents encadrés et modules autour des liens classiques que Google fait apparaître sur la page de résultats de la requête.
Lors de votre audit sémantique, vous ferez face à des listes de milliers de mots clés. Il est évidemment impensable (enfin, si vous avez la patience et le temps, faites-vous plaisir) de les descendre un par un pour aller regarder chaque page de résultats.
(Il faudra par contre le faire lors de l'écriture des contenus, mais c'est une histoire pour un autre jour.)
Il faudra ruser et faire des filtres sur les types de résultats enrichis et les modificateurs avec votre tableur préféré.
Pour les types de résultats enrichis, les outils SEO comme Ahrefs vous les donneront directement dans les données qu'ils collectent sur chaque mot clé. (Pour une liste complète des différents résultats enrichis, cet article de Rank Ranger est très bon.)
Pour les modificateurs de mots clés par contre, vous devrez les repérer et les déduire à vue d'œil.
Note : j'insiste sur le fait que ce sont des méthodes grossières pour faire une première catégorisation.
Voici un tableau (non-exhaustif) de modificateurs et types de résultats enrichis et l'intention de recherche qui leur est généralement associée :
| Informationnelle | Navigationnelle | Investigationnelle | Transactionnelle | |
| Modificateurs |
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| Résultats enrichis |
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Astuce : Les mots clés qui ont un CPC > 0 € (Coût Par Clic dans Google Adwords, relevé par la plupart des outils SEO), et évidemment encore plus si celui-ci est élevé, indiquent généralement une intention de recherche commerciale. Ce seront généralement des mots clés avec un bon taux de conversion.
Quelles données fournissent généralement les outils SEO pour évaluer les mots clés ?
Pour trier vos longues listes de mots clés, vous utiliserez une série de métriques. Elles sont globalement les mêmes dans les différents outils.
Je vais prendre ici l'exemple d'Ahrefs. Quand vous exporterez une liste de mots clés avec cet outil, vous aurez les éléments suivants :
- Mot clé : la requête elle-même.
- URL : lien de la page qui ranke sur la requête.
- Difficulté (noté "KD" dans Ahrefs): niveau de difficulté (concurrence) pour réussir à ranker dessus de 0 à 100 (100 signifiant qu'il sera extrêmement difficile de gagner les premières places dans les résultats), souvent calculé entre autres à partir du nombre de liens à partir d'autres sites (backlinks) possédés par les résultats actuels.
Volume de recherche : estimation du nombre de recherches mensuelles effectuées par les utilisateurs sur le mot clé, autrement dit sa "popularité". - Clics : Estimation du nombre de clics mensuels générés par le mot clé (on en reparle un peu plus loin).
- CPS : Nombre de clics estimés réalisés par l'utilisateur lors de sa recherche.
- Return Rate : Estimation du nombre de fois où l'utilisateur retourne sur la page de résultats sur le mot clé.
- Parent topic : Le sujet parent dans lequel la requête appartient en termes de pertinence contextuelle (si applicable). Cette requête est une sous-requête de ce sujet. (Utile notamment pour la catégorisation thématique des mots clés plus tard dans le processus).
- Parent topic volume : Volume de recherches du parent topic.
- Last Update : Date à laquelle toutes les données ci-dessus ont été mises à jour ou calculées.
- RDs (Root Domains) : Le nombre de domaines qui ont un ou plusieurs liens (aka backlinks) vers ce résultat.
- DR (Domain Rating) : métrique propriétaire d'Ahrefs qui score l'autorité d'un domaine sur 100.
- Organic traffic : estimation du nombre de visites organiques mensuelles sur l'URL qui ranke sur le mot clé.
- Rankings Keywords : Nombre total de mots clés où cette page apparaît dans les résultats.
- CPC : Coût par clic moyen de Google Adwords sur ce mot clé.
- Position : Position de la page dans les résultats à la date où les données ont été mises à jour.
- SERP Features : le type de résultats enrichis par Google existant sur la page de résultats du mot clé.
Aparté à propos du volume de recherche.
Faites bien attention à ne pas faire le raccourci volume de recherches = le trafic que vous recevrez si vous êtes le résultat n°1.
Deux éléments à considérer :
1/ Le taux de clic (Click-Through Rate, CTR en anglais) en fonction de votre position dans les résultat, c'est-à-dire de tous les utilisateurs qui effectuent la recherche (le volume de recherche), combien vont cliquer sur le premier résultat, le deuxième, le troisième, etc… Les différences entre les différentes positions sont conséquentes et un tantinet déprimantes.
En moyenne, selon les données de l'entreprise Advanced Web Ranking, le taux de clic par position est :
- N°1 : ~34%
- N°2 : ~16%
- N°3 : ~10%
- N°4 : ~6%
- N°5 : ~4%
- N°6 : ~3%
- N°7 : ~2%
- N°8 : ~2%
- N°9 : ~1-2%
- N°10 : ~1-2%
- N°11 et après : 1% ou moins

Oui, vous avez bien lu, le premier résultat n'obtient qu'à peu près 34% des clics et le deuxième moitié moins. En dehors du top 5 dans la première page on tombe sous les 4%.
Ce mot clé avec ~1200 recherches mensuelles que vous ciblez (ce qui est pas mal du tout), même si vous arrivez à vous positionner en 6ème position (encore une fois, ce qui est vraiment pas mal), vous ne recevrez “que” ~36 visites par mois. (1200 recherches * 3% de CTR)
Mais les mauvaises nouvelles ne s'arrêtent pas là.
2/ Google n'étant pas là pour faire du bénévolat, il veut garder les utilisateurs sur ses terres le plus possible, pour augmenter notre probabilité de voir et cliquer sur ses publicités Adwords.
Google accomplit ceci avec les résultats enrichis dont nous avons parlé plus haut. Son but est de vous fournir la réponse à votre requête sans même avoir besoin d'aller cliquer sur un des sites dans les résultats (et de quitter les terres de Google).
En tant qu'utilisateur de Google nous sommes gagnants, nous avons une étape de moins avant de trouver les réponses à nos questions.
En tant qu'entreprise par contre… Cela diminue significativement le taux de clics (et donc les visites) vers nos sites sur un nombre non négligeable de mots clés.
Si nous reprenons notre mot clé avec 1200 recherches mensuelles où vous êtes en 6ème position de l'exemple précédent, il n'est pas impossible que seuls 500 des utilisateurs aillent cliquer sur un résultat, les 700 autres ayant été satisfaits par les résultats enrichis. Ce qui vous donnerait ~15 visites mensuelles (500 * 3%).
Donc lors de l'évaluation des mots clés, faites bien attention à comparer le volume de recherche avec le nombre de clics (si votre outil SEO le permet, c'est le cas d'Ahrefs par exemple).
C'est quoi un bon mot clé ? Comment les choisir et les prioriser ?
Un bon mot clé est un mot clé qui :
- génèrera du trafic productif (génèrera des revenus directement ou indirectement),
- est à votre portée par rapport à vos moyens.
Donc pour choisir ses mots clefs, il faudra vous poser deux questions.
Est-ce que ce mot clé est pertinent pour moi ?
- Est-ce que c'est un sujet qui intéresse mon audience ?
- Est-ce que je peux offrir des solutions autour de ce mot clé ?
- Est-ce que je peux créer du contenu à valeur ajoutée autour de ce mot clé ?
Est-ce que j'ai les moyens d'aller me positionner sur ce mot clé ?
-
- Il vous faudra considérer 4 éléments :
Le nombre de backlinks (*) des résultats actuels sur le mot clé ciblé. Est-ce que vous pensez pouvoir au moins l'égaler ? (Si vous n'avez pas de programme de génération de liens et que les résultats actuels ont tous plusieurs dizaines de backlinks, vos chances de les battre seront faibles.)*Définition : Un backlink en SEO désigne un lien d’un autre site vers le vôtre.Les moteurs de recherche considèrent les backlinks comme des votes de confiance envers un site de la part de ses utilisateurs. Plus un site possède de backlinks (provenant de sites qualitatifs et pertinents par rapport à son secteur), plus il sera considéré comme "d’autorité" par les moteurs de recherche.Par exemple, si je mets un lien vers une des pages de votre site dans cet article, je vous donne un “backlink” et un vote implicite de confiance sur la qualité de votre site puisque je l’utilise comme référence et envoie mes lecteurs vers ce lien. - Est-ce que les résultats actuels sont des pages très vieilles ou alors très jeunes ? Si elles sont très vieilles, cela veut peut être dire qu'elles sont bien installées et Google a décidé que ces résultats sont les meilleurs, il sera vraisemblablement difficile de les déloger. Si elles sont très jeunes, cela veut peut être dire que Google privilégie les résultats les plus "frais" sur le sujet, il faudra donc mettre à jour très fréquemment le résultat.
- Est-ce que les sites qui composent le top 10 des résultats actuels ont tous une Domain Authority (*) largement supérieure (s'ils sont tous à 60-70+ de DR (métrique Ahrefs) par exemple) à la vôtre ? Si oui, il sera probablement difficile pour vous de les battre.* Définition : Domain Authority est un score de 0 à 100 — développé à l’origine par l’outil Moz, utilisé pour évaluer la force et la pertinence d’un site et prédire sa probabilité de positionnement.Plus ce score est élevé, plus il sera facile pour ce site de se positionner sur les mots clés de son choix. La plupart des outils SEO ont leur version de ce score, Ahrefs appelle ceci le Domain Rating par exemple.
- Est-ce que vous pouvez produire au moins la même qualité du format / design / fond des résultats actuels et répondre à l'intention de recherche ? (Par exemple si ce sont des résultats e-commerce et que vous n'en êtes pas un.)
- Il vous faudra considérer 4 éléments :
Si vous avez répondu oui à ces 2 questions, vous pourrez passer à l'étape de priorisation de vos mots clés.
Est-ce que ce mot clé recevra beaucoup de visites ?
Ce sera principalement estimé par le volume de recherche.
Volume de recherche : en général, plus le volume de recherche est élevé, plus le mot clé génèrera du trafic. Mais attention, comme nous en avons parlé avant :
- Certains mots clés peuvent avoir un volume de recherche important mais peu de clics car Google répond aux besoins des utilisateurs directement sur leurs pages de résultats. Donc si votre outil le permet, pensez à vérifier le nombre de clics.
- Les meilleurs contenus sont positionnés sur plusieurs mots clés. Ce n'est pas parce qu'une page cible un mot clé avec un volume plus important qu'une autre qu'elle recevra forcément plus de visites, notamment si elles rankent sur moins de mots clés.Si votre outil le permet, relevez le nombre de mots clés où les pages qui apparaissent dans les résultats actuels sont positionnées : généralement, plus ce nombre est élevé, plus ce mot clé aura un fort potentiel de trafic.
Estimation de trafic : certains outils donnent directement une estimation du trafic reçu par les pages des résultats de recherche actuels, donc si les estimations sont importantes c'est souvent bon signe pour le mot clé.
Attention, ces estimations de trafic ne sont pas à considérer précisément, elles sont presque toujours assez loin de la réalité.
A quel point sera-t-il difficile pour vous de ranker sur ce mot clé ?
- Score de difficulté : peu importe l'outil que vous utilisez, commencez par cibler les mots clés avec un score de difficulté faible. (Note : attention, le score de compétition dans Google Keyword Planner est pour les publicités pas pour le SEO.)
- Intention de recherche : quel est le niveau d'effort à produire pour y répondre ? Il vous faudra aller observer les résultats actuels du mot clé pour vous en rendre compte, donc prévoyez ceci à la toute fin de l'audit sémantique pour avoir moins de mots clés à vérifier.
- Nouveau ou existant : Est-ce que vous devrez créer un nouveau contenu pour ce mot clé ou optimiser de l'existant qui ranke déjà ? Il est souvent plus facile d'optimiser un contenu que d'en créer un nouveau, vous pouvez prioriser les mots clés à optimiser.
Quelle est la probabilité que ce mot clé ait un impact sur vos revenus ?
Impossible évidemment de répondre précisément à cette question, mais vous pouvez utiliser par exemple :
- Une “Valeur Business” de 0 à 3 que vous donnerez à vos mots clés comme le conseille Ahrefs.
- C'est quoi
- 0 = Vous ne pourrez pas vraiment parler de vous ou de votre produit / service.
- 1 = Vous pourrez mentionner votre produit/service en passant mais pas plus.
- 2 = Votre produit/service aide mais n'est pas essentiel.
- 3 = Votre produit/service est indispensable à la résolution du problème.

- La valeur du CPC pour le mot clé : si les internautes sont prêts à dépenser de l'argent pour acheter des clics sur ce mot clé, c'est généralement que ce mot clé est rentable : les utilisateurs sont qualifiés et ont une intention commerciale.
Comment savoir si un mot clé mérite une page dédiée ou si je peux en cibler plusieurs à la fois ?
La colonne "Parent Topic" d'Ahrefs donne souvent une bonne indication sur ce sujet. Si des mots clés ont le même "Parent Topic", cela veut généralement dire qu'en ciblant le sujet parent vous serez positionnés également sur ces autres mots clés.
Mais le meilleur moyen reste d'aller comparer les résultats Google des mots clés où vous aurez un doute s'ils méritent une page dédiée.
Est-ce que les résultats sont similaires entre le mot clé plus général et le mot clé qui vous fait douter ? Est-ce qu'au moins 40-50% du top 10 sont les mêmes pages ?
Si oui, pas forcément besoin de faire une page dédiée.
C'est aussi une question de bon sens. Par exemple, sauf si vous avez un glossaire, faire une page uniquement pour la définition d'un mot n'a pas beaucoup d'intérêt.
Maintenant que nous avons posé les bases, attaquons notre audit !
Comment faire un audit sémantique et trouver de bons mots clés (14 étapes) ?
Deux choses avant de commencer :
- Le processus décrit ci-après n'est pas un audit sémantique "complet". Il y a des dizaines de façons différentes pour trouver des idées de mots clés. Dans un audit complet, les premières étapes consistent à ratisser le plus large possible et partir de plusieurs dizaines / centaines de milliers de mots clés puis de réduire leur nombre au fur et à mesure des étapes.Mon but ici n'est pas de vous faire manipuler des quantités astronomiques de données mais de vous permettre de sortir une première liste de mots clés et de voir simplement les principales étapes d'un audit sémantique.
- J'utilise Ahrefs dans ce guide. Je vous conseille de prendre leur période d'essai qui coûte 7$ pour 7 jours et suivre les étapes avec moi. Vous pourrez décider si l'outil vous convient plus tard.
Étape 1 : Définir une base de mots clés.
Le point de départ de tout audit sémantique est de définir une liste de mots-clés de base, dits "Seed Keywords" en anglais. (Oui, nous faisons une liste de mots clés pour faire une liste de mots clés.)
Ces mots clés sont ceux qui sont déjà dans votre tête. Ce sont les thèmes de votre marché, industrie, ces sujets dont vous êtes ou voulez être la référence. Ils sont généralement composés de 1-2 mots. Essayez d'être aussi larges que possible.
Voici quelques méthodes pour démarrer votre réflexion :
- Relire votre site, présentation commerciale, documentation
- Discuter avec vos employés
- Discuter avec vos clients
- Étudier / faire des personas
- Parcourir les forums, groupes et autres réseaux sociaux autour de vos sujets
- Parcourir les sites de vos concurrents
Si vous êtes l'entreprise Hubspot par exemple, quelques-uns de vos "seed keywords" seraient [Inbound Marketing], [CRM], [Marketing Automation], [logiciel marketing], [chatbot],…
Je vous conseille d'en faire une liste de 10-50 mots clés.
Étape 2 : Entrer vos mots clés dans le Keyword Explorer d'Ahrefs.

Étape 3 : Vérifier que vos mots clés sont la variation la plus large possible.

Étape 4 : Créer une liste avec les mots clés

Étape 5 : Générer toutes les variations de requêtes qui contiennent vos mots clés

Étape 6 : Exporter les mots clés qui génèrent plus de x clics par mois avec leurs résultats Google actuels
6.1 : Ordonnez la liste de mots clés que vous donne Ahrefs par nombre de clics descendants
6.2 : Déterminez le nombre de clics mensuels minimum qui vous intéresse.
Pour les besoins de l'article, je me suis limité aux mots clés avec + de 150 clics par mois pour ne pas avoir une trop grosse liste de requêtes.
Selon les quantités de mots clés que vous aurez sous les yeux et le nombre de contenus que vous comptez produire, vous devrez décider de ce qui est pertinent pour vous. 50 clics est un bon départ.
6.3 : Exportez les mots clés qui ont un nombre de clics supérieur ou égal à ce que vous avez choisi.
Note : Attention à ne pas tout exporter et bien spécifier le nombre de lignes dans l'écran d'export (voir screenshot, dans mon cas 85 lignes). Sinon vous allez épuiser vos crédits Ahrefs pour rien.

Étape 7 : Ouvrir le fichier dans le tableur de votre choix et nettoyer rapidement les données
J'utilise Google Sheets ici. (Vous pouvez faire une copie du fichier utilisé dans l’exemple ici)
7.1 : Supprimer les colonnes vides et la colonne "Country".
7.2 : Remplir les cases vides de la colonne URL (qui correspondent aux résultats enrichis ou Adwords qu'Ahrefs a récupérés) en copiant-collant dans celles-ci ce qu'il y a dans la colonne "Type".
7.2.1 : Sélectionnez toutes vos données, allez dans "Données" puis "Créer un filtre".
7.2.2 : Filtrer la colonne "URL" pour n'afficher que les cases vides
7.2.3 : Copier-coller ce qu'il y a dans la colonne "Type" dans toutes les cases vides de la colonne URL.

7.2.4 : Pas obligatoire, mais vous pouvez ordonner les colonnes comme ceci pour faciliter la manipulation :
- Keyword
- URL
- Position
- Clicks
- Type
- Difficulty
- RDs
- DR
- Traffic
- Keywords
- CPC
- Volume
- CPS
- Return Rate
- Parent Topic
- Topic Volume
- Last Update
- Ahrefs Rank
- Title
- Global Volume
Étape 8 : Noter les différents modificateurs
Nous allons maintenant noter les différents modificateurs.
Pour ce faire, créez une colonne pour les modificateurs de type marque, qui ne seront souvent pas pertinent dans un cadre SEO, puis autant de colonnes "modificateur" qu'il faudra.
Il y aura souvent plusieurs modificateurs pour un mot clé, par exemple dans mes mots clés test (dont vous aurez le Google Sheets à la fin), j'ai [logiciel crm gratuit] : terme racine est [crm], et 2 modificateurs {logiciel} et {gratuit}. A vous de rajouter des colonnes selon vos mots clés.
Faire ceci nous permettra d'induire l'intention de recherche et de repérer des classes de mots clés intéressantes pour la création de nos contenus.
Dans mon exemple, je n'ai pas pris les mots clés sous 150 clics donc ils restent assez généraux et je n'ai pas pas plus de 2 modificateurs.
Voici quelques classes intéressantes qui sortent du lot :
- {définition / C'est quoi / Qu'est-ce que c'est} + mot clé
- {exemples} + mot clé
- mot clé + {gratuit}
- mot clé + {secteur d’activité} (assurance, rh)
- mot clé + {type d'entreprise} (tpe, pme, startup, …)
- mot clé + {avis}
- Beaucoup de marques de CRM différentes. Si je faisais un audit sémantique complet, je m'intéresserais à des mots clés autour de la comparaison de tous ces crm. Ils n'auraient pas beaucoup de clics mais une personne en train de comparer des logiciels est généralement assez avancée dans son parcours d'achat, donc très intéressant à cibler.

Étape 9 : Première prioritisation
9.1 : Filtrez la colonne des modificateurs de marque pour afficher uniquement les cases vides.
9.2 : Filtrez la colonne Position pour n'afficher que les positions inférieures ou égales à 10.
9.3 : Filtrez la colonne Difficulty pour n'afficher que les difficultés inférieures à 20.
9.4 : Ordonnez de façon décroissante la colonne Traffic.
9.5 : Créez une colonne “Intéressant” ? à droite de la colonne URL.
9.6 : En regardant les modificateurs qui vous paraissent intéressants, entrez "o"ui ou "n"on pour chaque mot clé.
Note : J'ai fait dans le basique avec les mots clés que j'ai choisis, et j'ai coupé haut dans le nombre de clics mensuels, donc j'en ai assez peu à exclure.

Étape 10 : Induire l'intention de recherche large
En fonction de ce que nous avons appris plus haut, c'est-à-dire en regardant les modificateurs, voire les résultats enrichis (et avec son bon sens), taguer les mots clés avec les 4 grandes intentions de recherche :
- Information
- Navigation
- Investigation
- Transaction

Étape 11 : Catégorisation les mots clés par thèmes
Parcourir sa liste de mots clés en réfléchissant à des contenus qui pourraient les cibler.
Par exemple, dans mon cas je pourrais :
- Regrouper tous les mots clés de type {définition}, {c'est quoi}, {qu'est-ce que c'est}, {exemples}, {stratégie} pour en faire des contenus introductifs sur les sujets voire des gros guides où je couvrirais en plus les intérêts d'un CRM, comment choisir un CRM. Je pourrais appeler ces thèmes Guide/Introduction CRM, Guide/Introduction Chatbot, etc.
- Regrouper les mots clés {logiciel} et {outil} + [crm], et faire des contenus comparatifs entre les différents CRM existants ou un guide d'achat. Les thèmes seraient "Comparatif CRM", "Guide Achat CRM".
Vous voyez que même en ayant pris une petite liste de 85 mots clés assez généraux à la base, je me retrouve avec au moins 3-4 grands thèmes de contenus qui pourront être déclinés en une dizaine de contenus.
Étape 12 : Deuxième prioritisation
Je ne le ferai pas ici mais vous pouvez ensuite :
- ajouter une colonne pour la Valeur Business dont nous avons parlé plus haut
- ajouter une colonne "Priorité" puis en fonction de vos objectifs business, des intentions de recherches, de vos moyens, noter les mots clés en Priorité Forte, Moyenne, Faible.
Étape 13 : Création de votre calendrier éditorial
Vous avez maintenant une liste de mots clés priorisés et catégorisés, vous pouvez alimenter votre calendrier éditorial.
Etape 14 : Écrire du contenu optimisé
Également l'objet d'un futur article, je vous expliquerai comment écrire et optimiser vos contenus comme YouLoveWords (cf. screenshot) pour aller décrocher le top 5 de Google régulièrement, inscrivez-vous à la newsletter de YouLoveWords pour ne pas le rater !

Voilà, vous venez de faire votre premier audit sémantique (simplifié), félicitations ! Vous pourrez trouver le Google Sheets d’exemple ici !
Maintenant que vous savez à quoi vous attendre et avez un peu vu les bases, vous pourrez aller piocher des idées de mots clés de plusieurs sources différentes, notamment aller piquer les mots clés de vos concurrents ou en partant des mots clés existants de votre site.
Si le concept vous intéresse et vous paraît pertinent pour votre stratégie de contenus, contactez directement YouLoveWords, leurs experts s'occuperont de vous !




