Vous l’aurez certainement remarqué, les tops et les listes fleurissent sur Internet, reléguant le vieux Top 50 télévisuels sur une étagère du musée de l’ère pré-HTML. Ainsi, sur le web, chacun y va de son « top de ci, top de ça» et il n’est plus nécessaire de s’appeler Topito pour adopter ce format concis et souvent générateur de clics. La preuve : même chez YouLoveWords, on s’y met. Décryptage.

 

Petite histoire du top

Longtemps utilisé par des médias traditionnels lifestyle tels que Cosmopolitan ou culturels (Rolling Stones et ses classements musicaux par exemple), le format top a pris d’assaut Internet au travers de pure players spécialisés dans le format. Ainsi, le géant américain Buzzfeed ou encore le français Topito se sont spécialisés dans l’édition d’articles sous forme de listes et classements.
Aujourd’hui, imitant ces sites humoristiques ou de divertissement, de nombreuses marques et autres sites d’informations réutilisent ce format. Ainsi, qu’il s’agisse de reprendre une étude statistique comme ici avec le Huffington Post, d’établir un classement des plus gros buzz du net comme s’y est prêté le TIME ou de donner 5 conseils pour surfer sur les Treding Topics comme le propose astucieusement iStock sur son blog,  le top a tendance à se lire partout, et sur tous les sujets.

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1. Un format parfait pour le net et le mobile

Le succès du top vient en grande partie de la facilité et de la rapidité de lecture qu’il met à disposition du consommateur. Dans un univers ultra-connecté où chacun s’accroche à son smartphone dans les transports en commun et où Facebook est la première source de trafic pour les sites médias, le format liste propose une aisance de lecture. Celle-ci se prête particulièrement bien à la longueur d’un trajet travail-domicile et le top constitue un divertissement et une information facilement consommables, qui s’éloigne des articles d’analyse dont la lecture est fastidieuse.

De plus, le top prend également en compte le temps d’attention limité des lecteurs, en permanence sollicités via les réseaux sociaux et les notifications. Il attire l’attention sans prise d’otage et permet de véhiculer l’info efficacement. De plus en plus de marques précisent notamment le temps nécessaire à la bonne lecture de leur contenu, 4 minutes par exemple pour la lecture de ce top sur les 5 stratégies de content marketing de génie, 3 minutes pour ce top 5 de La Belle Assiette, le premier service de chefs à domicile.

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2. Le top fédère, divise, mais fait réagir

Un classement suppose forcément une certaine subjectivité de la part de l’auteur, à moins que celui-ci ne repose sur des données scientifiques. C’est pourquoi le format du top est aussi un format qui fait réagir les lecteurs, et crée par là de l’engagement, source incontournable de viralité — et donc de trafic. Les sites spécialistes du top s’attellent d’ailleurs en grande partie à créer cet engagement et à utiliser les affects de différentes communautés afin de susciter la réaction ou le partage. Ainsi, plus la communauté visée sera spécifique, plus le top connaîtra le succès — pour preuve, les 239 000 partages du « Top 10 des avantages à être petite » publié par Topito.

Notons également que le format top est extensible à tous les domaines. Chacun peut y aller de son petit classement et ainsi choisir de véhiculer une information de façon efficace, ou de rassembler autour d’une prise de position, ou encore d’une thématique bien spécifique. Quoi qu’il en soit, le top a de beaux jours devant lui !

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Avant de se quitter, un petit jingle pour les nostalgiques de l’incontournable Top 50, à écouter quand vous serez en manque d’inspiration pour trouver vos idées de TOP.
Top non ? Ok (S)TOP.