À l’heure de l’Internet 3.0 et des réseaux sociaux, la communication éditoriale prend un aspect de plus en plus visuel. Y participent, entre autres, les emojis et les mèmes, mais aussi, et de façon croissante, les GIFs, des images animées qui permettent de réagir avec légèreté à toutes les situations. Retour sur les bonnes pratiques Gifesques.

Le GIF, késako ?

Le GIF, ou « Graphics Interchange Format », c’est tout d’abord un format spécial d’images animées qui circule sur Internet depuis des années maintenant. S’il fait ses débuts sur la toile avec des images mignonnes et souvent très kitsch, aujourd’hui il s’inspire davantage de la pop culture, du cinéma et des séries pour créer le consensus. Très ancré dans la culture Internet, le GIF est également souvent créé à partir de vidéos virales que l’on peut trouver sur YouTube (il existe même un outil dédié à la création de GIFs Youtube sur Makeagif.com). Il peut également être une animation créée par la marque afin de promouvoir son image et ses produits et créer de l’engagement.

Mais alors, le GIF, ça sert à quoi ?

S’il est parfois compliqué de voir en quoi un tel outil de communication peut venir en aide aux marques, il faut savoir se positionner du côté de l’internaute, consommateur massif de contenus snack content. Aujourd’hui, si les images fixes ont toujours la côte, notamment grâce à Instagram et Twitter, le GIF s’impose comme une excellente façon d’exprimer un concept ou une réaction.

C’est en partant de ce constat que l’entreprise Giphy, qui met à disposition une banque de données de GIFs à la taille titanesque, s’est développée et s’est imposée sur les réseaux. Quitte à exprimer une idée via une citation connue — issue d’un film ou d’un passage télévisé — on utilisera désormais le GIF, créant ainsi un lien reposant sur une culture partagée avec son auditoire.

Comment utiliser le GIF ?

Une seule règle avec le GIF : ne pas en abuser. Le GIF se doit de coexister avec d’autres formats, comme l’image fixe ou la vidéo. Il ne faut pas oublier que l’utilisation du GIF ne doit pas être gratuite : celui-ci doit illustrer un propos avec pertinence. Une bonne pratique que respecte scrupuleusement la FNAC sur sa page Facebook, alternant ainsi les différents formats en fonction des sujets abordés et de l’iconographie dont elle dispose.

Très impactant, le GIF se niche aussi là où on ne l’attend pas, comme dans des emailings marketing. La preuve en image avec la dernière campagne d’American Apparel. Plus fort encore, Coca-Cola s’est même doté d’un tumblr, avec des dizaines de GIFs. Idéal pour le partage sur les réseaux sociaux.

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Enfin, le GIF peut tout simplement servir à revenir sur un événement, un temps fort, en y apportant une pointe d’humour. Il est aussi particulièrement bien adapté à la couverture live d’un événement, un exercice auquel lequipe.fr se livre régulièrement.

Comment bien choisir son GIF ?

Une fois que l’on a bien compris l’intérêt de l’utilisation de ces petites images animées capables de servir en toute occasion, il faut apprendre à aiguiser la pertinence de leur utilisation. Car un bon snack content à base de GIF sera toujours accompagné d’une phrase cinglante qui révélera le bien-fondé de son utilisation.

Si vous avez peur de vous perdre dans l’océan qu’est Internet, appuyez-vous sur un community manager rodé à tous les codes du net. C’est le cas par exemple des contenus en lien avec les #TBT (ThrowBackThursday), où l’on publiera par exemple une ancienne photo le jeudi, ou encore le fameux #TGIF (Thank God It’s Friday) qui sera aisément accompagné d’un GIF exprimant la joie, intense à la veille du week-end. En cas de doute, n’hésitez pas à nous contacter, chez YouLoveWords, nos talents pourront vous aider à construire et animer votre communication, avec ou sans GIFs !

Le GIF, art nouveau

Enfin, si la réaction n’est pas forcément ce que vous cherchez à véhiculer, sachez que le GIF prend également de l’ampleur ces dernières années comme véritable support artistique. Les « cinématographes », comme ceux de Julien Douvier, peuvent s’affirmer comme véritables supports pour les marques, comme le montrent les exemples de Petit Bateau ou Berluti sur son site. On parie que les artistes dans son genre crouleront bientôt sous les propositions de marques avides de contribuer à la folie et au renouveau Gifesque.