Longtemps, le marketing a fonctionné sur un modèle plutôt simple : vous publiez, les audiences trouvent et les moteurs de recherche « récompensent » la pertinence. Avec l’arrivée des LLMs (ChatGPT, Perplexity, Claude, etc), le parcours se transforme. Ce n’est plus seulement une question de découvrir une réponse, mais de figurer dans la conversation au moment où l’utilisateur demande, reformule, approfondit, compare.
Chez YouLoveWords, nous en sommes convaincus : l’objectif est que le LLM, cet intermédiaire incontournable, fasse remonter votre marque pour qu’elle soit citée, puis reprise dans la rémanence des conversations. Autrement dit, vous n’êtes plus seulement un émetteur. Vous devenez un acteur de la conversation.
Aujourd’hui, ChatGPT compte environ 900 millions d’utilisateurs hebdomadaires dans le monde. Côté usages professionnels, on estime que 300 millions d’utilisateurs utilisent déjà des LLMs sans le savoir, via des outils intégrés comme Notion, Slack ou des APIs. Sur le marché français, la projection est radicale : d’ici 2028, 70 % de la population aura une conversation quotidienne avec un LLM, et 72 % de la population active les utiliserait dans ses apprentissages (source interne). Il ne s’agit donc pas d’un épiphénomène : c’est un nouveau point de contact.
Dans ce contexte, une question intervient : comment une marque peut-elle gagner en autorité suffisamment tôt et suffisamment souvent pour être mentionnée en premier dans les LLMs ?
La première clé, c’est de changer de perspective. Au lieu d’une relation classique marque ↔ audience, il faut raisonner en chaîne : la marque s’exprime, l’audience questionne, et le LLM choisit ce qu’il retient.
On passe d’une logique émetteur-récepteur à une relation conversationnelle, où le modèle devient un intermédiaire. Dès lors, votre performance ne se mesure plus uniquement en volume ou en qualité éditoriale brute. Elle se mesure en capacité à être sélectionné, maintenu et re-cité au fil des itérations de la discussion.
Cela explique pourquoi certains réflexes SEO ne suffisent plus. Une « forteresse éditoriale » peut donner une avance… mais elle ne garantit pas l’autorité conversationnelle attendue par un LLM. Et l’écart se creuse lorsque vos contenus n’atterrissent pas dans le bon récit, au bon moment de recherche, pour le bon profil.
Dans une conversation LLM, l’utilisateur ne demande pas seulement « un sujet ». Il demande une décision :
- Quel outil choisir ?
- Quelle stratégie adopter ?
- Qui est le plus fiable ?
Ces décisions s’organisent par territoires : des thèmes alignés avec votre promesse, votre raison d’être, votre expertise.
Si votre marque n’est pas présente sur le territoire où elle devrait être citée, vous perdez une opportunité majeure : le LLM attribue l’autorité à d’autres acteurs, et vous devrez ensuite reconquérir votre place dans la conversation.
C’est ce que nous appelons chez YouLoveWords la stratégie de territoires : si vous n’êtes pas présent sur vos propres territoires de prédilection au moment où votre audience pose une question, la réponse ne vous amènera pas naturellement. Il faudra retravailler, reconquérir. Et cette reconquête coûte plus cher en contenu, en cohérence et en signaux de légitimité.
Une analyse comparative met en lumière une réalité frustrante : on peut publier beaucoup, produire des contenus de qualité, mobiliser des experts… et pourtant être absent des conversations.
Dans un cas que nous avons étudié, une entreprise du marché SIRH (logiciels RH dédiés à la paie et à la gestion des ressources humaines) a été observée sur un sujet naturel pour elle : l’égalité professionnelle.
Le constat : des contenus existent, des figures reconnues sont mobilisées, mais la cohérence entre le terrain, le récit et ce que le modèle peut exploiter n’est pas suffisante.
L’enseignement n’est pas « il faut faire mieux » au sens naïf. L’enseignement est : il manque une cohérence qui donne une autorité exploitable par le LLM. Sans cohérence, pas d’autorité. Et sans autorité, vous n’existez pas dans les conversations.
Dans ce cadre, l’autorité n’est pas une vague notion d’image de marque. C’est une capacité que le modèle peut « sentir » à travers des signaux concrets.
Pour YouLoveWords, l’autorité de marque se définit ainsi : c’est la confiance que le LLM accorde à ce que vous dites, par l’alignement entre votre récit et les relais qui le rendent crédible.
Plus votre marque coche ces signaux de manière stable et cohérente, plus elle a des chances d’être citée dans la première réponse, retenue au fil des itérations, renforcée par corroboration externe, et donc présente dans la rémanence conversationnelle.
La stratégie d’autorité de marque s’appuie sur un diagnostic structuré. L’objectif est de passer d’intuitions (« on a du bon contenu ») à des décisions guidées par des critères qui expliquent pourquoi le LLM vous sélectionne, ou ne vous sélectionne pas. 3 piliers structurent ce diagnostic :
1. Des personas solides… avec une extension « LLM »
Le point de départ reste le marketing classique : définir des personas. Mais la nouveauté est l’extension conversationnelle. Au lieu de penser « persona = fiche d’audience », il faut construire un persona LLM : un profil qui interagit avec le modèle, avec une personnalité conversationnelle, des moments de recherche typiques, et un mode d’engagement réaliste.
Sur ce point, nos observations internes sont éclairantes : lors d’une question posée à un LLM, on observe en moyenne environ 3 interactions en France. Pour des cas plus investis, comme rechercher un logiciel et comparer des options, on monte jusqu’à 5,2 interactions en moyenne. Cela compte, car l’utilisateur « creuse » : si votre marque n’apparaît qu’en fin de conversation, elle perd l’occasion d’être le choix principal.
2. Une bibliothèque d’interactions
La bibliothèque d’interactions sert à simuler des échanges réels. Elle guide ce que le persona va demander, reformuler, tester, et comment le modèle doit pouvoir converger vers votre marque. 4 grands types d’intentions la structurent :
- Exploratoire (découvrir, élargir)
- Comparatif (benchmark)
- Investigatif (vérifier la robustesse)
- Émotionnel/opinion/controverse (surtout en fin d’itération)
L’objectif : faire apparaître votre marque le plus tôt possible dans la discussion. Le meilleur scénario, c’est une inclusion dès les premières itérations, pas seulement au moment où l’utilisateur cherche un détail.
3. Des signaux d’autorité : cohérence, légitimité, profondeur, stabilité
Une marque ne réussit pas parce qu’elle publie. Elle réussit parce que son récit est :
- Cohérent sur les canaux
- Légitime (porté par des experts crédibles)
- Profond (un corpus qui s’entraide)
- Stable (antériorité et constance)
- Corroboré (reprises externes)
- Circulant (information citée et reprise par l’écosystème)
Certains de ces signaux sont internes et actionnables immédiatement. D’autres, comme la corroboration et la circulation, demandent du temps et une stratégie de relais crédibles.
Pour rendre la démarche actionnable, nous avons développé un outil de mesure : l’Authority Score. Dans un exemple analysé, une marque obtient un score autour de 33/100 sur un thème de prédilection : suffisamment pour exister, mais pas assez pour être citée comme référence.
L’intérêt de ce score n’est pas d’obtenir un chiffre. C’est de transformer une discussion abstraite (« on publie beaucoup ») en décision concrète : que manque-t-il exactement pour que le LLM vous sélectionne ?
👉 Vous pouvez aussi faire votre Diagnostic en cliquant ici.
Une fois le Diagnostic réalisé, la stratégie ne se limite pas à produire davantage. Elle consiste à construire un corpus cohérent (texte, podcast, prises de parole LinkedIn, RP) pour que les signaux d’autorité restent alignés sur l’ensemble des supports.
Un point opérationnel important : les formats non textuels sont utiles, mais pour que le LLM exploite la matière, il faut prévoir une transcription ou une textualisation. Une vidéo non transcrite peut être excellente pour vos audiences, mais si elle n’est pas interprétable par le modèle, votre autorité reste incomplète.
Est-ce un travail « one-shot » ? La réponse est pragmatique : ce n’est pas une bataille SEO permanente, mais ce n’est pas non plus un événement unique.
Le principe : consolider vos territoires uniquement si votre score d’autorité est suffisamment solide. Sinon, il faut d’abord renforcer votre cohérence, élargir le corpus, stabiliser la légitimité et accélérer les signaux internes. Les concurrents veulent eux aussi être cités : le LLM arbitrera, et vous devrez justifier votre légitimité.
- Les LLMs sont-ils tous équivalents selon les personas ?
Non. Certains profils ont des affinités avec des outils spécifiques : des journalistes se tourneront davantage vers Perplexity (logique de sourcing), tandis que des sujets techniques seront plus associés à Claude. La stratégie de scoring doit donc s’adapter aux modèles et aux usages.
- Les signaux d’autorité valent-ils pour les formats non textuels ?
Pour la vidéo et le podcast, il faut prévoir une interprétabilité équivalente, typiquement une transcription, pour que le LLM puisse produire un score cohérent sur ces contenus.
Le changement le plus important, c’est celui de la finalité. Sur internet, vous visiez la découverte. Avec les LLMs, vous visez la sélection dans la conversation.
Pour être cité et renforcer votre présence dans la rémanence, vous avez besoin d’une autorité de marque conversationnelle : cohérence holistique, personas conversationnelles, corpus profond, stabilité éditoriale, et relais crédibles.
Vous n’avez pas à « faire plus » : faites cohérent avec vos territoires, votre promesse et les signaux que le modèle peut reconnaître. La stratégie devient alors claire : diagnostiquer, construire, tester, consolider.
Chez YouLoveWords, nos experts peuvent vous accompagner pour transformer ces principes en stratégie opérationnelle. L’objectif : diagnostiquer votre authority score, identifier vos territoires de prédilection et construire un corpus cohérent pour que les LLMs vous citent en premier.
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