200 milliards, c’est le nombre de mails échangés chaque jour. Un nombre qui donne le tournis et qui interroge sur l’efficacité des campagnes emailings. Le votre peut il vraiment sortir du lot ? Quels sont les comportements face à l’emailing en France ? Comment analyser ses résultats ? YouLoveWords s’est penché pour vous sur les statistiques de l’emailing en 2015 et les tendances à venir.

L’email en quelques chiffres

Pour bien comprendre ce qui fait que l’emailing fonctionne, nous avons étudié plusieurs statistiques de Radicati et IBM Group pour dresser le persona du lecteur de mail dans le monde. Première surprise, un utilisateur a en moyenne 1,7 compte (eh oui, tu n’es pas seul à te créer un compte spécial SPAM pour ton compte Tinder)  !

Taux d’ouverture moyen : notre lecteur a envie de rêver et sera plus prompt à ouvrir des emailings sur le secteur du voyage (29,6% taux d’ouverture moyen) mais rejette les médias et l’édition (16,1% taux d’ouverture moyen). La moyenne mondiale étant de 21 % tous secteurs confondus.

Taux de clics moyen : le Canadien est le chat noir de l’emailing. Malgré des bases de données ultra qualifiée, il n’est pas prêt d’ouvrir ou de cliquer dans votre e-mail. Par contre les asiatiques, ils ouvrent, ils cliquent, ils kiffent avec 3,8 % de clics moyen.

Support de lecture : 33 % des utilisateurs lisent leurs e-mails sur Iphone, suivi de Gmail (15 %) et l’iPad (12 %). Toi dans ton bureau, avec ton appli Outlook, tu fais parti des has been à 6 %.

Plus sérieusement, cela soulève une problématique majeure pour les campagnes emailings. Un e-mail qui n’est pas optimisé à la fois pour les messageries traditionnelles (Outlook, Thunderbird) et pour les webmails mobiles aura un très mauvais taux de délivrabilité.

L’emailing BtoB en France

En 2015, les études montrent que les professionnels Français reçoivent en moyenne 46 emails par jour dont 11 publicitaires, et 70 % d’entre eux les lisent même après 19h.

11 % d’entre eux consultent les emailings pour des offres promotionnelles, 26 % pour faire de la veille, 32 % à la découverte de nouveautés et 51 % pour s’informer. Définir des contenus qui vont apporter une information nouvelle et pertinente à vos lecteurs est donc capital. Pour cela, il est essentiel de qualifier au maximum sa base d’adresses e-mail. Privilégiez des campagnes ultra-ciblées à des campagnes massives !

Le retour sur investissement de vos campagnes emailings

Aujourd’hui l’e-mail reste le moyen de communication qui a le plus grand ROI, avec 38$ gagnés par dollar investi. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, le ROI augmente : 53 % de hausse entre 2013 et 2015.

Seulement, pour juger de son ROI, il faut le mesurer, et seulement 29 % d’entre vous le font. Dommage, car c’est seulement comme ça que vous saurez si votre campagne a réellement du sens.

Comment lire ses statistiques

Sur le tableau de bord du routeur de votre campagne e-mail, vous pouvez facilement trouver les statistiques de vos campagnes, mais comment les traduire ? Il n’y a pas de méthode universelle car chaque cas est particulier, mais on peut tirer des conclusions assez rapidement.

Le taux d’ouverture : le taux d’ouverture est un pourcentage qui correspond aux nombre de personnes ayant ouvert votre emailing sur le nombre de destinataires.

Un mauvais taux d’ouverture peut venir d’un mauvais taux de délivrabilité, l’e-mail n’était pas correctement optimisé et est passé directement dans les spams. Le second facteur d’échec peut être lié à l’intitulé du mail (l’expéditeur et l’objet du message).

Le taux de clics : le taux de clics est le pourcentage de personnes ayant cliqué sur vos liens par rapport au nombre de messages aboutis. Cela reflète la qualité graphique de votre emailing, la pertinence des contenus et la multiplicité des liens.

Le taux de réactivité : c’est le rapport entre nombre de cliqueurs et nombre d’ouvreurs. Plus il est élevé, plus votre ciblage est pertinent avec votre contenu. C’est à dire que votre emailing répond bien à un besoin de votre cible.

Le taux de désabonnement : il indique le pourcentage de personnes qui ont cliqué sur le lien de désabonnement. Il sera souvent plus élevé lors de la première utilisation d’une base d’e-mails. Il doit ensuite être autour de 0,2 %.

On estime que la plupart des ouvertures se font 3 heures après l’envoi de votre campagne.

E-mail vs réseaux sociaux

Pour beaucoup réaliser un e-mail parait trop compliqué, il faut écrire des textes et surtout une bonne accroche, avoir des articles ou landing-pages reliés à votre site, faire le graphisme, créer une liste de destinataires, faire l’intégration HTML, paramétrer le routeur…. Quoi je vous ai perdu ? Alors qu’il est tellement plus simple de mettre un post sur Facebook. Oui mais Facebook c’est un peu la boite mail de Zuckerberg, seules 2 % des personnes visées voient votre post contre 90 % de destinataires atteints grâce à l’emailing.

Une campagne emailing obtient 75 fois plus de clics que Twitter et Facebook, et a 5 fois plus de chance d’être lu que sur Facebook.

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Alors, les emailings, on en parle ?

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Sources :
The new rules of Email Marketing, Campaign Monitor
 National Email Client Report, DMA
Email Marketing Attitude BtoB 2015, SNCD
Usages et perception de l’Email Marketing en 2015, SNCD & Experian
2015 Email Marketing Benchmark Study, IBM Group
Email Statistics Report 2015-2019, Radicati