Cachez ce mot-clé que je ne saurais voir ! Depuis quelques années, il est tendance de désavouer le SEO. En cause, les abus des années 2000 qui ont transformé l’optimisation web en véritable Far-West. Les fermes de contenus inspiraient la terreur en faisant main basse sur les premières pages des moteurs de recherches. Mais ça, c’était avant que Google ne vienne rétablir l’ordre en ville. Laissez-nous vous expliquer pourquoi le temps de la réhabilitation a sonné.

 

Le SEO, chronique d’une mort annoncée ?

Pour convaincre un parfait novice de l’importance du SEO, un petit détour par le rayon des statistiques s’impose. Chaque mois, plus de cent milliards de requêtes sont effectuées sur Google. Et n’en déplaise aux fans d’Adwords, les liens organiques tiennent le haut du panier, attirant 70% des clics dans les pages de résultats. Or, 93% des achats B2B commencent par une recherche sur le scroller d’Alphabet. Devant l’efficacité du SEO à générer du trafic et donc des ventes, les marques se sont tournées massivement vers les mots-clés et le balisage pour remonter dans les résultats des moteurs de recherche.

 

Pour améliorer le référencement naturel d’un site web, certaines marques ont poussé loin le recours aux stratégies d’optimisation. En 2006, BMW a ainsi créé des pages orphelines qui contenaient des successions de mots-clés, pour générer artificiellement du trafic vers du contenu plus attractif visuellement, mais moins optimisé, grâce à des redirections. Grand mal lui en a pris : Google a déréférencé le site web du constructeur automobile pendant deux jours, considérant la technique abusive et trompeuse.

 

Depuis le lancement de Panda en janvier 2016, l’algorithme de Google qui favorise les contenus de qualité, le recours aux stratégies SEO est devenu un exercice encore plus subtil. Dorénavant, inutile de jouer les fermes de contenus en investissant dans le duplicate content, le cloaking ou le scraping : ce panda-là est un petit malin qui n’aime pas que l’on abuse de lui. Exit donc les contenus fourre-tout, véritables alibis à décliner les variations d’un même mot-clé sans rime ni raison. L’hallali aurait-il sonné pour le SEO ?

 

Pourquoi le SEO reste essentiel à votre stratégie de contenus

La crise existentielle que traverse le SEO est en fait une crise des contenus web. En désavouant l’optimisation outrancière, Google Panda met d’abord à l’index des sites sans intérêt pour les internautes. L’heure des contenus à forte valeur ajoutée a sonné. Comment Google les reconnaît-il ? En se basant sur une analyse sémantique qui étudie la cohérence globale des contenus vis-à-vis d’une thématique, et en vérifiant le trafic existant vers votre site à partir des réseaux sociaux.

 

Le référencement naturel génère encore trois fois plus de trafic que les médias sociaux. L’optimisation des contenus a donc encore de beaux jours devant elle. Mais il faut pour cela faire évoluer les pratiques en intégrant le SEO à une stratégie inbound active. Au programme, contenus de qualité optimisés par mots-clés et diffusion sur les réseaux sociaux en lancer le cercle vertueux du trafic vers vos pages web. L’idée est simple : séduisez les internautes, et Google vous aidera à en attirer d’autres.

 

Citons l’exemple de GoCater, qui a fait de sa stratégie d’optimisation, un outil de segmentation redoutablement efficace. En se positionnant sur certains mots-clés, la marque de service traiteur B2B a été en mesure d’identifier les contenus performants et d’améliorer son positionnement sur ces segments de marché. Cette stratégie est particulièrement efficace dans un contexte de croissance. L’optimisation du référencement a permis à la marque d’engager une stratégie de génération de leads à partir de Google. Preuve que lorsque le SEO drive une stratégie éditoriale, les résultats sont au rendez-vous.

 

 

La meilleure réponse à Google Panda n’est donc pas d’arrêter d’optimiser ses articles de blog en se disant que tout est perdu. Il faut simplement intégrer les mots-clés dans une réflexion plus importante sur la stratégie éditoriale. Car si le contenu est roi, le SEO reste son meilleur ambassadeur.

 

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Source : https://www.imforza.com/blog/8-seo-stats-that-are-hard-to-ignore/