Pour vendre les produits de leurs clients, les publicitaires en panne d’inspiration ont longtemps cru tenir la recette miracle : mettre des femmes court-vêtues à côté de leurs produits. Si l’efficacité de cette méthode n’a jamais pu être véritablement démontrée, qu’en est-il réellement dans la communication, et plus particulièrement dans le content marketing ? Faut-il parler de sexe pour être lu et marquer son lecteur ? Éléments de réponse.

Les internautes cliquent plus souvent sur les articles portant sur le sexe : VRAI

Inutile de tourner autour du pot : oui, un texte en ligne dont le titre porte le mot « sexe » ou « cul », ou traite de la sexualité attirera inévitablement le lecteur (la preuve, vous êtes en train de lire cet article !). Parmi les articles les plus lus ces deux dernières années dans les grands quotidiens français, on trouve donc Rémi Gaillard choque avec son dernier sketch « Free Sex » dans le Parisien, Vidéo porno : « Jacquie et Michel ont bousillé ma vie » pour l’Obs et 50 Nuances de Grey : trois femmes arrêtées pendant la projection dans Le Figaro.

Conclusion : si vos articles sont habilement mis en avant, par exemple via du native advertising, et parlent de sexe, vous avez toutes les chances pour qu’ils soient massivement lus et partagés.

« Sexe » est le mot clé le plus recherché dans Google : FAUX

D’après une étude de VRDCI, les trois thématiques aspirant le plus de clics par jour (hors marques) sont : hôtel, formation et épargne, et les trois mots clés les plus tapés dans Google sont : annuaire, annuaire inversé et argus. Dans le domaine du cul (ou du cœur, selon les usages), seule la thématique « rencontre » pointe son nez, à la onzième place.

Autant dire que le sexe est loin d’être la préoccupation principale de nos concitoyens. D’ailleurs, entre choisir de regarder un porno ou un épisode de leur série préféré, les internautes n’hésitent pas : lors de la diffusion de l’épisode final de la saison 4 de Game of Thrones, il y avait 7 % d’utilisateurs en moins sur PornHub, et 6 % de moins pour la sortie du premier épisode de la saison 5 de The Walking Dead.

Conclusion : Si les articles sur le sexe sont des aimants à clics, ces sujets ne sont pas le véritable centre d’intérêt des internautes. Ne pariez donc pas sur le cul pour améliorer votre référencement naturel, surtout si ce n’est pas votre secteur d’activité.

Parler de sexe, c’est bon pour l’image : VRAI et FAUX

Plusieurs campagnes de communication basées sur le sexe ont marqué le public ces dernières années et sont, pour certaines, devenues célèbres, comme celle des produits laitiers, avec leur baseline mythique       « Pures sensations ».

Plus récemment, la Gironde (et son point G) ou la saucisse de Morteau (et ses 20 cm de bonheur) s’y sont essayées, avec leurs campagnes décalées et suggestives. Succès médiatique pour la première avec plus de 50 articles et 27 reportages TV-radios, contribuant ainsi à amplifier son impact et la notoriété de la Gironde en France et à l’étranger.

Si le buzz est souvent au rendez-vous, celui-ci peut aussi se retourner contre la marque, comme c’est le cas pour Calvin Klein ou American Apparel, dont les publicités sexistes choquent régulièrement outre-manche… tout en leur assurant une très forte visibilité. Au risque d’agacer le consommateur ?

Conclusion : Sexualiser votre communication, c’est prendre le risque de donner pour longtemps une image un peu provocatrice à votre marque. Si celle-ci s’imprimera alors durablement dans l’esprit du consommateur, attention à ne pas tomber dans la lourdeur ou la vulgarité, agissez finement car c’est bien connu qu’avec le sexe, moins on en montre et plus on en veut !