Sur Internet, le temps d’attention moyen est de 8 secondes, soit moins que la capacité de concentration d’un poisson rouge. Arriver à capter et à captiver son audience assez longtemps pour être sûr d’être lu est donc un enjeu d’envergure pour tout communicant 3.0. Quelques conseils pour y parvenir.

Temps d’attention sur le Web en 2016, tous lobotomisés ?

Avec l’essor du Web et des médias 2.0, l’internaute est en permanence confronté à une armada de messages divers qui comprennent tant publicités que contenus écrits ou vidéos, notifications ou messages sur les réseaux sociaux. Dans ce marasme médiatique, difficile de faire la différence et d’attirer l’attention des websurfers, attention qui est passée de 12 secondes en 2000, à 8 secondes en 2103, comme le révélait une étude menée par Microsoft en 2015.

Lorsqu’il s’agit de regarder une vidéo, des vidéos courtes (de moins de deux minutes) réussiront à faire rester 70 % des internautes jusqu’à la fin. Ce chiffre diminue encore à 60 % pour des vidéos entre 2 et 10 minutes. Pour les contenus écrits, il apparaît que seulement 50 % des mots seront lus en moyenne pour un contenu court. C’est dire si la patience est une vertu en voie de disparition sur le net !

Jouer la carte de la patience

Dès lors, comment s’assurer que le contenu produit sera bien lu et fera passer le message défendu avec efficacité ? Tout d’abord, en prenant en compte les nouvelles exigences des internautes. Dans un univers où l’immédiateté prime, il sera bienvenu d’informer son lectorat de la longueur des articles et contenus publiés, afin que celui-ci puisse tout de suite se « projeter » et ne perde pas patience au bout des trois premières lignes. Sur le site du magazine Books, par exemple, on trouve un référencement des contenus en fonction du temps de lecture. Ainsi, le lecteur peut adapter plus facilement ses envies de lecture avec le temps qu’il a à disposition. C’est également le cas pour tous les articles de ce blog ! Autre solution : intégrer une barre de progression en haut de l’article, comme dans cet exemple, pour suivre l’avancement de la lecture. Une solution plébiscité pour les articles long form.

Proposer un contenu attractif

Mais outre informer l’internaute du temps de lecture, il faut aussi travailler sur le contenu en lui-même afin qu’il retienne son attention le plus longtemps possible. En amont, il s’agit tout d’abord de bien cibler son audience pour lui proposer un contenu de qualité qui saura l’intéresser, en commençant par rédiger un titre qui soit en adéquation avec votre contenu. Ensuite, cela signifie mener des campagnes ciblées sur les réseaux sociaux et être en mesure d’apporter quelque chose de plus à son lectorat. La qualité de votre contenu fera ici la différence, dans l’immense espace de compétition qu’est le net.

Ne pas négliger la présentation

La présentation, également, n’est pas sans influence. Votre lecteur doit pouvoir d’un coup d’œil savoir de quoi vous parlez et reconstituer les différentes parties de votre argumentaire. En ce sens, on privilégiera la présence de sous-titres et de paragraphes bien identifiés à une succession de pavés.

Profitez également de tous les atouts qu’offre Internet, à savoir la multiplicité des supports et des possibilités d’illustration. N’hésitez donc pas à aller piocher sur le Web des images qui viendront donner du dynamisme à votre contenu, ou à intégrer des vidéos, GIFs, cinémagraphes…

Faire revenir le lecteur

Malgré tous vos efforts, votre lecteur vient de changer de page ? Pas d’inquiétude, il existe également des pop-ups, ou encore des notifications de bureau, capables de le rappeler à sa lecture. Certains sites comme Marketing-conseil ont d’ailleurs mis en place un système de notifications de bureau via Google. On pourrait donc imaginer à l’avenir que ces notifications apparaissent lorsqu’un article n’a pas été lu jusqu’au bout, ou même lorsqu’un nouvel article est publié, au risque cependant d’agacer le lecteur oisif. Des sites comme ChEEk Magazine, ont eux opté pour un « rappel du lecteur » plus discret, qui se fait directement dans le texte de l’onglet de votre navigateur, dès que vous quittez celui-ci. « Revenez sur chEEk ! ». Dernier exemple, le site de l’incubateur de start-up The Family, fait apparaître une pop-up pour vous dire « au-revoir » lorsque votre souris s’apprête à quitter la page. Au-revoir… et à bientôt !

the familiy

En attendant la technologie ultime qui nous permettra d’étudier en temps réel ce qui retient (ou pas) l’attention du lecteur, les solutions énoncées ci-dessus vont déjà vous faire gagner quelques secondes, voire minutes, de ce précieux temps !